FORCEPS
CEPII ALOTIU PS IE PERFORATION
PHuroimoa
SERVICES A DCMICII.E
Londres.
. . . Guy’sIIospit., 1854-1863.
Leipzig..
. . . Polyclinique, 1849-1859.
Munich. .
. . . Maternité, 1860- 1861. .
Dresdf...
. . . Maternité, 1814-1864. .
Vienne. .
... 2° Clinique, 1862. . . .
St-Péter
■sbourg Hebammen-Institut,
Leipzig..
. . . Maternité, 1856-1859. .
Vienne . .
. . lre Clinique, 1862. . . .
Paris. .
Ce relevé montre le peu d’influence qu’exerce sur le chiffre total de la mortalité le nombre des accouchements où l’intervention active a paru nécessaire. Il montre d’une manière incontestable que malgré le péril réel que fait courir à l’accouchée la nécessité d’une opération, malgré l’aggravation de la statistique des établissements où les cas anormaux se présentent le plus souvent, cette influence disparaît devant celle de la fièvre puerpérale comrriuniquée de telle sorte que toute relation s’efface et disparaît entre la mortalité totale des établissements ou institutions charitables où les accouchements difficiles sont fréquents et celle des institutions où les opérations sont rares.
La Maternité de Paris, est celle où les opérations ont été le plus rares (1 sur 38); elle est cependant la plus meurtrière (1 morte sur 14 accouchées) ; tandis que la Maternité de Munich, où les opérations ont été relativement beaucoup plus nombreuses (1 sur 12), a une mortalité beaucoup moins élevée (1 morte sur 73 accouchées).
En tête de la liste, dressée suivant le chiffre de la mortalité, nous trouvons les services à domicile dépendant de Guy’s Hospital et de la Polyclinique de Leipzig; Guy’s est celui où l’intervention a été la plus rare, 1 sur 84 ; Leipzig, celui où elle a été la plus fréquente, I sur 4, et cependant ce sont ceux où il y a eu la mortalité générale la moins élevée; c’est que tous deux sont des services d’assistance à domicile, et la cause la plus fréquente de maladies puerpérales, la contagion, n’existait pas pour eux, ou du moins elle n’existait que dans la mesure la plus restreinte. La Maternité de Paris est, après le service de Guv’s, l’institution où l’intervention chirurgicale a été le moins fréquente, sa mortalité dépasse d’une manière fâcheuse celle de tous les autres établissements; c’est que tout semble, à Paris, favoriser la libre contagion.
Cette différence en faveur des accouchements à domicile se juge mieux encore si nous les comparons pour une même ville avec les résultats tournis par son hôpital d’accouchement.
A Paris.
Hôpitaux
1169 ou
1 décès
sur
accoucliemenl'.
Bureaux de bienfaisance. . .
A Saint-Pétersbourg.
Maternité des EnfantsTrouvés.
825 ou 1
[ décès
sur
19 accouchements.
En ville.
A Londres.
General lying-in Hospital. . .
172 ou
1 décès
sur
accouchements.
Royal Maternitv Charity. . . .
Guv’s Hospital
Saint-Thomas’s Hospital. . .
A Leipzig.
Maternité
20 ou 1
décès
sur
accouchements.
Polyclinique
Munich
Maternité
86 ou 1
décès
sur
accouchements.
Polyclinique
Résumant les considérations clans lesquelles nous avons dû entrer, nous dirons :
La statistique des Maternités est aggravée par la situation morale et physique des femmes qui y sont reçues, par la fréquence plus grande craccouchements laborieux et d’opérations obstétricales; mais elle est en général (et dans l’exception nous devons comprendre la Maternité et la Clinique d’accouchements de Paris) allégée d’un certain nombre de décès qui , portant sur des femmes transférées dans d’autres services de médecine ne figurent pas au bilan de l’accouchement.
La statistique des accouchements à domicile est mitigée éga-
lement par un certain nombre de circonstances : évacuation sur l’hôpital dans les cas d’accouchement difficile ou de maladies post partum ; omission d’ un certain nombre de décès survenus plus ou moins longtemps après la période puerpérale et mis au compte, non de l’accouchement, mais de la maladie intercurrente.
Toutefois, malgré les causes d’erreur qu’elles renferment dans leur évaluation numérique, les statistiques que j’ai réunies et citées plus haut portent sur un chiffre assez considérable pour qu’elles puissent être considérées comme suffisamment exactes dans l’espèce. Or, elles mettent en pleine lumière un fait aujourd’hui incontestable : la mortalité des femmes accouchées dans les Maternités et dans les hôpitaux est hors de toute proportion avec celle qui atteint les femmes accouchées dans leurs demeures ; cette différence beaucoup plus considérable que ne le comporte l’influence nosocomiale ordinaire, ne dépend ni de l’état social des accouchées, ni des conditions morales au milieu desquelles se fait l’accouchement. Elle peut être plus ou moins considérable suivant l’insalubrité de tel ou tel hôpital, suivant les précautions hygiéniques d’aération, de propreté des salles, d’isolement des accouchées malades, mais elle est partout, en Europe, beaucoup plus élevée à l’hôpital qu’en ville; partout, en Angleterre comme en France, en Russie comme en Allemagne, nous trouvons pour l’hôpital et la Maternité une mortalité moyenne de 1 sur 50, atteignant quelquefois, comme à Vienne, en décembre 1841, le chiffre de 1 décès sur 5, à Pétersbourg, dans la Clinique, celui de 1 sur 11; à Londres, en 1838, dans le General Lying-in Hospital celui de 1 sur 4. Ce n’est donc point tel ou tel établissement que nous devons incriminer ; mais en s’élargissant, la question devient plus difficile à résoudre ; en se généralisant le problème s’élève. C’est du système tout entier des Maternités dont il me faut examiner la valeur, en recherchant les causes de la mortalité qui, dans toute l’Europe, pèse si lourdement sur tous les établissements destinés spécialement à l’accouchement.
C’est la fièvre puerpérale qui est la principale cause des décès
survenant après l’accouchement ; c’est de cette maladie seule dont je dois me préoccuper pour rechercher les circonstances favorables ou défavorables à son développement.