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Les changements brusques de Vétat atmosphérique ont été quelquefois invoqués comme facilitant ou même provoquant le développement des accidents puerpéraux. Cette opinion a été soutenue par M. Dor1, d’après quelques observations faites à la Maternité de Prague en 1857.
« Le 8 mars, dit-il, jour froid et pluvieux, sur 6 accouchements, 4 furent suivis de fièvre puerpérale. Le temps redevint beau jusqu’au 11. Pendant ce temps, la moyenne des accouchements étant de 4 à 5 par jour, pas un cas de maladie. Le 11, vent froid, humide, pas de pluie, mais temps brumeux; 5 accouchements et 3 malades. Le lendemain, il fait plus doux; le temps semble vouloir s’élever; pas de vent : 4 accouchements, pas de malades. Le 15, pluie et neige : 3 accouchements, 2 malades, » etc., etc.
Les idées émises par M. Dor n’ont pas trouvé de confirmation dans les observations ultérieures, du moins pour ce qui regarde l’influence directe des changements atmosphériques. M. Hugenberger, dans son beau travail sur la fièvre puerpérale, a recherché quelle avait pu être, sur la mortalité après les accouchements, î'i Saint-Pétersbourg, l’inlluence des variations barométriques et. hygrométriques, la quantité d’eau tombée à l’état de pluie et de neige; le tracé graphique qui résume d’une manière claire les patientes recherches de cet habile et consciencieux observateur contredit l’opinion émise par M. Ilor.
Influences des épidémies concomitantes. — 11 était encore important de rechercher si les épidémies diverses de variole, fièvre typhoïde, choléra, etc., avaient de l’influence sur le développement de la fièvre puerpérale et sur la mortalité générale des femmes en couches. C’est encore de Vienne que nous sont venues ces intéressantes recherches ; elles nous montrent que la fièvre puerpérale ne subit aucune influence sous ce rapport; car la mortalité de sa Maternité ne s’est pas modifiée d’une manière sensible, malgré l’exis-
1 Gazette Hebdomadaire, 1858, 26 février.
tence d’cpidémies de choléra, de typhus, de scarlatine, de variole, etc. Le tableau suivant, que nous empruntons à M. Spath, le démontre d’une manière évidente.