MORTALITÉ CO.NCOMITANTE DANS L
1" CLIXIQL'E DACCOCCnEMEM
Tour 100
De 2,7 a 10 0,7 5,5 0.5 2,7 5.0 18,8 0,0 6,9
2* eu XIQCB D*ACCOlCnCllKM
Pour 100
De 2,5 à 15,2
ifi 6,5
il, 2
Si ècs divei^es épidémies avaient une influence quelconque sur Tapparilion ou le développement de la fièvre puerpérale la mortalité de la Maternité devrait s'élever pendant la dui'ée de Pépidémie. Or, c'est ce qui n'est pas, et nous voyons tantôt la mortalité des femmes en couches être très-minime, être au-dessous de 1 pour 100, être même réduite à zéro, tandis que dans d'autres moments elle déi)asse de beaucoup la moyenne pour atteindre jusqu'à 16 et 18 pour 100.
Li mortalité, dans le même temps, et pendant ces diverses épidémies, éUit de plus très-inégale dans les deux cliniques, ce qui
n'eùl pas dû être si répidémie régnante avait pu avoir quelque influence sur le développement de la fièvre puerpérale.
En esl-il de même pour Térysipèle? On pourrait sur ce point conserver quelques doutes et réserver son jugement définitif.
En efîet, quelques auteui*s sont assez disposés, non sans quelque apparence de raison, à croire que Térysipèle a une certaine influence sur le développement et la propagation de la fièvre pueri)érale. Kneeland, Hutchinson, Renton, Inglcby, Jackson, Siders, Tilbury Fox, les considèrent comme des anneaux de la même cbaine, et si M. Spatb montre qu'en 1853 Télal des accouchées resta favorable malgré Tcxislence d'une épidémie d'érysipèle à Vienne et dans les environs, « en 1861, ajoute-t-il, on a observé fréquemment des cas d'érysipèle dans la Clinique d'accouchement des sages-femmes et des médecins à Vienne, immédiatement avant l'apparition de Tépidémie de fièvre puerpérale.
Influences individuelles. — Je ne dirai rien de l'influence exercée sur le développement de la fièvre puerpérale par Fâge, la constitution, l'état morbide général, les grossesses précédentes, la durée de Paccoucliement, les plaies et contusions des parties génitales, les manœuvres obstétricales, etc., toutes ses conditions si importantes devraient être examinées en détail si j'avais à faire l'histoire purement médicale de la maladie puerpérale; mais une pareille étude sortévidemment du cadre déjà si étendu dans lequel se trouve renfermé le sujet s|>écial qui m'occupe.
Il est une question cependant qui se rattache intimement à mon sujet, et que je dois chercher à résoudre. Quelle influence peut avoir sur le développement de la fièvre puerpérale le séjour plus tm moins prolongé dans la Maternité antérieurement à l'accouchement?
M.Tarnier*, acceptant les idées de M. Lassen^e, croit que la lenune court moins de dangers quand elle sVst en quelque sorte
• TarniiT. Ik ia fièvre puerpérale, p. 62,
acclimatée dans rélablissemcnl où elle accouchera quelques joui's plus tard. M. Lassene avait produit les chiffres suivants :