SITUATION
Femmes enceintes 66
2« étage.
Rez-dc-chauseée.
Femmes récemment accouchées. 19 (Gebarcnde)
1" étage.
!•' étage.
Femmes en coucbes 113 '
(Wôclmerinnen)
1*' étage.
!•' étage.
!•' étage.
2* étage.
2« étage.
1" éUge.
Malades 18
1*' étage.
La première clinique, celle du professeur Brauii, nous présente d'intéressant un système particulier de chauffage et de ventilation, que j'étudierai dans mon rapport général sur les hôpitaux.
Le personnel se compose pour la première clinique (professeur Braun) :
1 médecin en chef. 1800 florins
2 assistants 400 —
1 sage-femme en chef. 600 —
8 aides-sages femmes 120 —
17 infirmières à i2, il etlOfl.p'mois.
Le personnel de la seconde clinique, dirigée par le professeur Spath, est à peu près identique.
Le professeur, l'assistant et la sage-femme ont leur logement particulier à l'hôpital. Le professeur est nommé par le minisire;
Les femmes mariées, abandonnées par leur mari, ne |)euvent jamais être reçues gratuitement.
Les veuves devenues enceintes après la mort de leur mari sont çiies comme les femmes non mariées, si elles ap|X)rtent le certi- » du décès de leur mari.
> femmes de soldats ne peuvent être reçues dans un établissemmes surprises dans la rue par le travail de l'accouchemenl s immédiatement et gratuitement.
es enceintes affectées de syphilis ne peuvent être reçues n d'accouchement ; elles sont envoyées dans la section 'ïpital.
.ciiimes enceintes qu'on a été forcé de recevoir gratuitement doivent, lorsqu'elles ne remphssent pas les conditions exigées pour l'admission gratuite chercher les moyens de payer les frais exigibles. Elles sont obligées de se soumettre aux explorations nécessaires à renseignement de Tobslétrique, même quand le payement a lieu quelques jours après leur entrée ; car c'était (dit le r^lement) leur devoir de se pouiToir de l'argent ou des documents nécessaires en temps utile, c'est-à-dire avant leur entrée \
La répartition des femmes enceintes est faite entre les deux cliniques de la manière suivante : La première clinique (étudiants) reçoit celles entrées les dimanche, mardi, jeudi et samedi ; la deuxième clinique (sages-femmès) reçoit celles qui se sont présentées les lundi, mercredi et vendredi.
Les femmes sont examinées à leur entrée par la sage-femme eu chef, les assistants ou les sages-femmes pratiquantes (élèves ayant passé leur examen de capacité et reçues sages-femmes). Les accouchées sont ordinairement gardées neuf jours après raccouchement, excepté lorsqu'elles sont atteintes d'une maladie )>uerpérale sporadique; si elles sont affectées d'une maladie non
■ WiTTeLfH^FER. Wicn's Ueil-xmd HumanUàU-AnslaUen. i85G.
les assistants et la sage-femme sont nommés sur la présentation du professeur.
Admission. — L'admission gratuite n'est accordée qu'aux femmes non mariées, sans égard à leur religion, mais elles doivent remplir les conditions suivantes :
r Être autrichienne, ou avoir séjourné dix ans en Autriche.
S"* Avoir dépassé le septième mois de la grossesse, ou être sur le point d'accoucher prématurément.
3"* Posséder un certificat d'indigence délivré par le curé, la police ou les autorités municipales.
4"* Se soumettre aux explorations obstétricales nécessaires pour l'enseignement clinique, ou consentir à entrer après Taccouchement en qualité de nourrice à Thôspice des Enfants-Trouvés. L'acceptation de ces deux dernières conditions exempte du certificat d'indigence.
L'admission indéterminée, provisoire (die Aufnalime ist iwch eineunbestimmte)^ s'exerce envers les femmes qui ne payent pas à leur entrée, mais ne remplissent pas les conditions de la réception gratuite. Dans ces cas, on cherche ensuite à obtenir des parents le payement des frais d'hôpital.
Ce mode d'admission a lieu dans les circonstances suivantes :
1"* Quand leur état ne j)ermel pas de les refuser.
2"* Quand le travail de l'accouchement est commencé.
5" Quand, accouchant chez une sage-femme, les difficultés qui se présentent dans la terminaison de l'accouchement exigent les secours d'un accoucheur habile.
4** Quand elles sont envoyées à l'hôpital par un établissement public.
5" Quand elles sont étrangères.
6** Lorsqu'après avoir payé les premiers frais, le non-i>ayemenl des frais ultérieurs d'un plus long séjour les fait transférer de la section payante dans la division gratuite.
Les femmes mariées, abandonnées par leur mari, ne peuvent jamais être reçues gratuitement.
Les veuves devenues enceintes après la mort de leur mari soni reçues comme les femmes non mariées, si elles apportent le certi- (ical du décès dé leur mari.
Les femmes de soldats ne peuvent être reçues dans un établissement civil.
Les femmes surprises dans la rue par le travail de raccouchemenl sont reçues immédiatement et gratuitement.
Les femmes enceintes affectées de syphilis ne peuvent être reçues dans la section d'accouchement ; elles sont envoyées dans la section spéciale de l'hôpital.
Les femmes enceintes qu'on a été forcé de recevoir gratuitement doivent, lorsqu'elles ne remplissent pas les conditions exigées pour l'admission gratuite chercher les moyens de payer les frais exigibles. Elles sont obligées de se soumettre aux explorations nécessaires à l'enseignement de l'obstétrique, même quand le payement a lieu quelques jours après leur entrée ; car c'était (dit le règlement) leur devoir de se pourvoir de l'argent ou des documents nécessaires en temps utile, c'est-à-dire avant leur entrée *.
La répartition des femmes enceintes est faite entre les deux cliniques de la manière suivante : La première clinique (étudiants) reçoit celles entrées les dimanche, mardi, jeudi et samedi ; la deuxième clinique (sages-femmès) reçoit celles qui se sont présentées les lundi, mercredi et vendredi.
Les femmes sont examinées à leur entrée par la sage-femme en chef, les assistants ou les sages-femmes pratiquantes (élèves ayant passé leur examen de capacité et reçues sages-femmes).
Les accouchées sont ordinairement gardées neuf jours après Taccouchement, excepté lorsqu'elles sont atteintes d'une maladie ])uerpérale sporadique; si elles sont affectées d'une maladie non
* WiTTEL^H^FER. Wten's Hcil- und UumaniiàlS'AnslaUen. 185G.
jas compris les femmes transférées malades de riiôpilal général cl qui y ont succombé.
Dans la clinique des sages-femmes, les cinq premiers mois furent assez favorables, cependant elle fut en 1842 le siège d'une épidémie qui dura seize mois avec une morUililéde 9,1 pour 100. Mais après celle é[KX|ue celle clinique présenta si peu de mortalité qu'en y wmprenant tout le temps écoulé du 1*' mai 1839 au 1*' juin 1847, il n'y eut que 810 morts sur 21,155 accouchements, c'est-à-dire 3,8 [Kiur 100 de mortalité, tandis que l'autre clinique perdait 10,4 jiour 100. Il y avait par conséquent, en moyenne 6 pour 100 de différence dans la mortalité des deux cliniques.
Tu 1 areil élat de choses ne pouvait manquer d'attirer l'attention : Scnielweis chargé de la première clinique, attribua cette différence a la propagation de la fièvre puerpérale par l'inoculation de matières septiques. En mai 1847, il prit toutes les précautions wnlre celle cause de contagion, et quoique se trompant, à notice a\îs, sur sa véritable cause, les précautions prises devaient, on le ironçoil, avoir la ))lus favorable influence. La mortalité diminua d*une manière noiable, elle s'abaissa au-dessous de la moyenne de la clinique des sages-femmes, et depuis cette époque dans l'une ri l'autre cliin'que les épidémies très-meurtrières ont à peu près disparu. Dans ces deux dernières années, siutout 1863-1864, les rét^ullats ont élé des plus remarquables, la mortalité moyenne arrive à |Kfine à 2 iM)nr 100. Ixîs moyens nouveaux de ventilation employéh par M. Ilraun peuvent, sans aucun doute, avoir une jiarl nof;ilile dans ce résultat favorable; mais nous affirmons, avec l'espoir dVîlre démenti parles faits, qu'ils seront insuffisants, et, tant que Utn firrrimes ar'couchées seront réunies en si grand nombre dans des ¥iH\U'n ^;ofnmiines, la fièvre jmerpérale se montrera encore ti'op soutient h la Maternité de Vienne.