‹ Des maternités-- étude sur les maternités et les institutions charitables d'accouchement àChapitre 65 sur 93 · A. Cliniqtie stationnaire. — Elle consiste · texte numérisé non relu

A. Cliniqtie stationnaire. — Elle consiste

a. Dans Texamen gynécologique des femmes enceintes ou non enceintes.

b. Dans les soins donnés pendant et après raccouchement.

c. Dans les soins donnés aux malades reçues à la clinique.

Pour remplir ces divers buts, renseignement a été divisé en cours se faisant à des heures différentes, et les élèves ont été divisés en plusieurs divisions.

3. Deux heures par semaine sont affectées à rexercicc du toucher sur les femmes enceintes, savoir : mardi et vendredi, de 5 à 6 heures du soir.

Les élèves pratiquants {practicanten) sont, à cet effet, divisés en groupes, dont un seul est admis f^ s'exercer pendant la leçon, et qui alternent à tour de rôle. Le nombre des séances serait augmenté si le nombre des élèves devenait plus considérable.

4. Pour les soins à donner pendant l'aocoucliement, les pratiquants sont partagés de iîiçon i\ ce que ceux qui appartiennent à un groupe ne puissent gôner par leur présence ni l'accouchée ni leurs camarades chargés d'intervenir médicalement. Les élèves doivent, autant que possible, demeurer aux environs de la Maternité pour éviter les retards dans leur convocation. Si un élève change de domicile, il doit l'indiquer au directeur, qui, s'il y a lieu, le placera dans un autre groupe d'élèves.

5. Suivant Tordre d'inscription, on désigne à chaque pratiquant une femme qu'il doit spécialement observer et accoucher. En outre, on lui adjoint un certain nombre d'élèves auscultants fkipfelés aussi à tour de rôle. Si un élève a été absent soit parce qu'il n'a pas remis son adresse ou sa clef au domestique de la Maternité, soit parce qu'il a manqué à l'appel, il ne peut demander à remplacer son tour perdu par un autre accouchement, â moins qu*il ne puisse donner un motif valable de son absence. Le certificat d'assistance à l'accouchement n'est donné qu'à celui qui a pratiqué l'accouchement.

6. Le pratiquant chargé de l'accouchement se tient dans la chambre même de la malade; il prend l'observation et les notes nécessaires à sa rédaction, d'après le modMe imprimé. Cette feuille d*observation, remplie jour par jour, doit être représentée par l'élève lorsqu'il demande à faire partie des pratiquants de la polyclinique..

. 7. Tous les accouchements normaux sont faits à tour de rôle par les pratiquants.

Les accouchements anormaux, en tant qu'ils peuvent être confiés aux aides d'accouchement, sont également soignés par les pratiquants si ces derniers ont déjà acquis au cours clinique l'expérience et l'habileté nécessaires, prouvées par un certificat spécial. Si le pratiquant désigné par avance pour cet accouchement, qu'on pouvait croire normal, n'est pas encore muui de ce certificat, l'accouchement est confié à un autre pratiquant possédant ce certificat, en suivant toujours l'ordre d'inscription sur la liste.

Les accouchements particulièrement difficiles sont faits par le directeur lui-même, ou, suivant les cas, par son assistant. On cherche, dans ces circonstances, à faire assister à l'opération obstétricale le plus grand nombre possible d'élèves pratiquants ; c'est pour cela qu'il est désirable qu'une double clef de leur appartement soit toujours déposée cheîe le domeslique de la Maternité.

S. Le pratiquant qui fait l'accouchement ne doit pas s'éloigner avant sa terminaison complète. 11 ne doit pas faire d'opération obstétricale en l'absence du directeur, à moiris qu'il n'y ait péril à attendre.

9. Si les suites de couches sont normales, le pratiquant qui a fiiit l'accouchement visite la femme tous les jours à 8 heures du matin, accompagné du directeur. Il ne peut faire cette visite à une autre heure de la journée. Il ne peut également, s'il est chargé de soigner l'une d'elles, entrer dans la salle des femmes enceintes, qu'en présence du directeur ou de l'assistant.

10. Les malades de la clinique gynécologique de l'hôpital de la Charité, aux heures de clinique du pratiquant, sont amenées successivement à l'amphithéâtre ; un des pratiquants l'examine autant que possible complètement, et le directeur fait ensuite sur la malade une leçon détaillée. L'observation du traitement est prise avec soin.

11. B. Clinique ambulatoire (consulUxixon). — La cUnique de consultation a lieu trois jours par semaine à 10 heures.. Chaque pratiquant, en présence du directeur, est appelé à tour de rôle à examiner la malade, à donner son diagnostic et à proposer un traitement. Il fait et signe l'ordonnance.

12. C. Polyclinique obstétiHcale et gynécologique. — Elle a pour but de permettre aux pratiquants de faire des accouchements à domicile, d*ol)server et de traiter les maladies spéciales aux femmes, chez celles qui ont besoin des secours publics, mais qui peuvent être soignées à domicile.

13. Les pratiquants ne sont admis à la polyclinique obstétricale qu'après avoir fait et suivi complètement deux accouchements au moins dans la clinique, et après avoir Ciit

preuve dMiabileté et d*inslruction. Un pratiquant est appelé à chaque aocou(jicnient de la polyclinique; une sage-femme y a déjà été appelée. Il fait lui-môme Taccouchement s*il est normal ; mais, s'il y a quelque anomalie, il doit écrire au directeur pour le prévenir, afin de faire sous sa direction ou celle de l'assistant, ce qui est nécessaire et les opérations, s'il y a lieu. Le pratiquant qui, san motif, a manqué à l'appel ou est parti avant la fm du travail, n'est plus appelé.

14. Le pratiquant qui a fait un accouchement à la polyclinique doit visiter la femme pendant dix jours; il rédige l'observation et la remet avant le premier lundi, après l'aoeouchement, au directeur.

ib. 11 est défendu d'instituer un traitement pour une accouchée ou une malade de la polyclinique, sans prévenir le directeur ou son assistant.

i6. Les observations d'accouchements faits par les pratiquants ou des maladies soignées par eux sont lues à l'heure de la clinique, ordinairement le jeudi, et développées scientifiquement au point de vue de la pathologie et de la thérapeutique. D'après un ordre exprès du ministre de l'instniction publique et de la médecine, les observations des cas intéressants doivent être rédigées en latin et lui être remises.

17. Le pratiquant quia traité une femme ayant succoitibé doit en faire l'autopsie et en ajouter le résultat à l'observation qu'il communique à la clinique suivante. Cependant les certificats de décès ne peuvent être signés que par le médecin en second; les pratiquants ne doivent jamais y apposer leur signature.

1 8. Le pratiquant doit toujours remettre sa carte et une double clef de sa chambre au domestique de l'établissement, afin de pouvoir Otre prévenu soit le jour, soit la nuit, en cas de besoin.

Le pratiquant doit donner, au commencement de la clinique, un thalerau domestique pour tout le semestre ; en outre, le domestique reçoit deux silbergroschen et demi (environ 50 centimes) chaque fois qu'il va chercher un pratiquant pour mi accouchement de la polyclinique.

■ UHICH

Dans quelques établissements spéciaux, à Munich, par exemple, quelques é]è\es pratiquants sont logés dans la Maternité même, ce qui leur permet plus facilement d'être témoins des accouchements qui se présentent la nuit. Je reproduis également la partie du règlement concernant les pratiquants reçus à la Maternité de Munich.

1. L'étudiant qui veut entrer comme élè\'e à la Maternité de [Munich, doit, au commencement de chaque semestre, se pourvoir d'im bulletin d'inscription à l'Université et à la clinique en particulier. Il enregistre ensuite son nom sur le livre d'inscription des pratiquants et auscultants, eA donnant ses nom, prénoms, lien de naissance et domicile.

2. Après cette inscription, il reçoit de l'assistant de la clinique une carte d'entrée signée

2«> DES MATEBMTÉS.

du directeur et qu'il doit représenter à h porte, à toute réquisition. Cette carte n'a de Takar qœ pour le semestn' désigné.

5. Les pratiquants dé:^irant loger dans la maison doÎTent se présenter au directeur.

4. L'ordre suiTant lequel les pratiquants sont appelés à profiter du logement dans la Maternité est déterminé par leur numéro sur le registre d'inscription.

5. Quami le nombre des accouchements que le professeur de clinique a voulu confier à un pratiquant est atteint* ci-lui-ci doit céder la place à celui qui est inscrit après lui.

6. n en est de même si, par sa iaute, il a manqué un ou plusieurs accouchements.

7. Si un pratiquant, demeurant dans rétabfissement, ne se conforme pas aux règlements ou aui ordres du directeur, celui-cî lui adresse un Mime ; an besoin, il le prive provisoirement du logement, en attendant la décision du sénat de l'Université.

Cependant avant de prévenir le sénat, le directeur doit se mettre en rapport avec k* prole^isseur de diniq u et s'entendre avec lui sur les mesures à prendre.

8. Le pratiquani* demeurant dans la maison, ne doit jamais découche^r; la maison est feruM^e à 10 heures du soir, eisi quelqu'un rentre après 10 heures on doit en prévenir le directeur.

9. 1^ chambre des pratiquants ne doit pas servir à des liants, à des visites trop prolongées d'étiMiiant^êtraiigefs à rétablissement, ou pour toute autre chose pouvant compromettre le repot^ ou la rêpiilatioo de rétablissement.

10. AïK^un pratiquant ne doit entrer dans les salles hors de la présence du professeur, do l'assistaut ou d*iuie sagl^4enm)e.

1 1 . Aucun pi'atiquani ne doit recevoir daiks sa chambre de femme enceinte, il ne doit |Kis examiner les fenmies eiKviutes ou accoudiées hors de la présence et sans la permission du pivl*t*sseiir ou de l\^ssi<tant.

Il no doit iKftS foire lie visites dans lo logement dos sages-femmes.

là. Auinm étuitiant ihi ikn^teur non inscrit connue pratiquant ou auscultant n a le dnùt d'oiUivr iluis K»s s;dh*s des femmes eiHreintes ou accouchées, excepté s'il est introduit |v;u' un nK^liHin do rôbblisseiiKMit qui raccompagne. Il ne peut entrer que dans l.i

division gnitnito.

iô. Los nuHnos r^-los sont appliquables aux élèves sages-fenunes, auscultantes et prati<|uanto5. (Règlement du 54 janvier 1854.)

Faire servir ;\ rétUicaliou |>ralique des élèves les accouchemenis à domicile me |)amîl une chose d'autant meilleure, qu'habituant relève à la pratique de hi ville, elle est en même temps excellente pour raccouchée, qui se ti*ouve mieux à Tabri des chances de contagion qu'on trouve dans les Malernilès les mieux organisées. Cet enseignement fonctionne avec la plus grande régularité en Angleterre et dans presque toute l'Allemagne; il est absolument inconnu en

France, et je crois devoir entrer, à cet égard, dans quelques détails, en prenant pour exemple les polycliniques de Leipzig et de Berlin.

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