HANOVRE
La nouvelle Maternité (Neue Enlhindungs-Anslalt) est située en dehors de la ville, Meten-Strasse, iL 6.
Elle était à peu près complètement terminée lors de notre visite (mars 1864), mais non encore habitée.
Elle se compose d’un bâtiment parallèle à la rue, destiné à l’habitation du directeur, de la sage-femme en chef et des élèves sagesfemmes, cette Maternité étant en même temps une école d’accouchement. En arrière se trouve un second bâtiment perpendiculaire au premier et destiné à recevoir les femmes en couches. Un corridor règne sur toute la longueur d’une des façades, et les salles viennent toutes s’ouvrir isolément sur ce corridor commun. La disposition est la même au rez-de-chaussée et au premier étage.
A droite du corridor se trouvent : 1° l’escalier principal qui mène à l’étage supérieur; 2" la chambre d’accouchement renfermant deux lits; 5" une jietite chambre à un lit destinée à recevoir une femme nouvellement accouchée, pour la laisser se reposer avant d’être transférée dans le lit qu’elle devra définitivement occuper; 4" un petit office pour la préparation du thé, de quelques tisanes, etc.;
5“ une salle de quatre lits; 6“ deux de deux lits; 1° une chambre à quatre lits termine le bâtiment.
A gauche et à l’extrémité du corridor, est un petit bâtiment en retour sur le jardin renfermant un escalier de service, le dépôt des effets personnels des malades, un lavabo à eau chaude et à eau froide, les water-closet.
Le sous-sol est occupé par les services généraux, cuisine, buanderie, réfectoire des infirmières, etc. La machine destinée à ventiler, à chauffer, à fournir de l’eau chaude, à faire monter l’eau froide à tous les étages, se trouve dans une petite construction adossée au bâtiment principal, et placée du côté du jardin.
La ventilation se fait par propulsion, mais l’air, au lieu d’èlre chauffé dans lamachine et par le foyer principal, s’échauffe en passant dans un four placé dans le sous-sol, et répondant à peu près à la salle occupée au rez-de-chaussée par la nouvelle accouchée.
Toute la maison est éclairée au gaz. Les parquets sont en bois huilé; les lits sont en fer, mais une planche en sapin verni est interposée aux deux extrémités. Le matelas repose sur un sommier Tiicker, le lit de l’enfant est de même forme que celui de la mère; la table de nuit, en sapin verni, est munie d’une barre de bois que l’on écarte à volonté, et qui sert de sèche-linge. Une petite armoire renferme le linge.
La nouvelle Maternité est passible de quelques reproches qui portent surtout sur l’isolement insuffisant des accouchées malades et sur le mode de ch auffoge employé; mais, même en tenant compte de ce qu’elle n’est pas encore habitée, elle frappe par son élégante simplicité, et ce que j’ai vu dans d’autres établissements allemands occupés depuis longtemps me permet d’affirmer que l’exquise propreté qui y règne persistera encore lorsqu’elle renfermera des malades.