La réception se fait aux conditions suivantes
A. Femmes enceintes. Les Bavaroises pourvues d’un certificat de pauvreté peuvent être reçues gratuitement trois ou quatre semaines avant le terme de leur grossesse.
Les femmes payantes sont admises à toutes les époques de leur grossesse et ne sont pas soumises aux examens des élèves de la clinique. Elles payent 24 kreuzer (86 cent.) par jour pour la nourriture et le logement; celles qui veulent une chambre particulière paient deo6 kreuzer à 1 florin (de 1 fr. 30 à 2 fr. 16).
B. Femmes en couches. Les femmes sur le point d’accoucher, Bavaroises ou étrangères, sont reçues avec ou sans argent; on se réserve de les faire payer plus tard s'il y a lieu.
8. Le directeur est autorisé à prendre d’une femme riche, qui veut être admise, un payement supérieur à la taxe ordinaire, pour augmenter le fonds de l’établissement.
9. La direction prévient la police ou le magistrat de chaque admission en remettant un inqu’imé dont les formules ont été remplies. Quand il s’agit d’une femme payante, on se contente d’envoyer le numéro de son lit. Lorsque le secret paraît nécessaire, ou peut, même à la police, annoncer l’admission d’une autre façon qu’à la manière ordinaire ; mais on ne peut se dispenser tout à fait de faire connaître qu’une admission nouvelle a eu lieu.
10. Pour chaque femme admise, on dresse une feuille d’observations sur laquelle l’assistant, sous la responsabilité de son chef, inscrit les remarques utiles. Ces remarques sont transcrites sur un registre dont le directeur doit surveiller la bonne tenue.
Cette feuille d’observation, qu’il peut être nécessaire dans quelques circonstances de présenter au tribunal, doit être signée de l’assistant et du médecin en chef. Le directeur surveille l’exécution de cette formalité.
1 1 . S’il n’y a pas de motif contraire, l’accouchée est renvoyée le neuvième jour ainsi ({ue son enfant.
12. Si l’accouchée est malade, on la garde tant que son état ne permet pas de la transporter à l’hôpital ; mais là maladie de son enfant n’oblige pas à garder la mère.
15. La femme accouchée reçoit à sa sortie uii certificat signé par le directeur et contenant son nom, son état, son âge, son domicile, le jour de l’entrée et de la sortie, la date de la naissance et l’état de santé de l’enfant.
14. Les cadavres des femmes et des enfants morts dans l’étahlissement sont livrés aux dissections, à moins que les frais de séjour et d’enterrement n’aient été pai es. Le directeur ne doit pas les laisser dans la maison an dehà de douze heures apres la mort; s'ils ne sont pas livrés aux dissections on les transporte an cimetière.
Personne n’a le droit de prolonger le séjour des cadavres et d’en faire l’autopsie sans la permission du directeur. En donnant cette permission, le directeur doit faire observer tontes les lois de la salubrité. Si l’autorité supérieure ordonne l’antopsie dans l’étahlissement, le directeur et tout le personnel doivent faire leur possible pour satisfaire à tontes les exigences.
15. Chaque décès doit être annoncé à la police et an tribunal de la ville, auquel on livre tout ce que la défunte a laissé de valeur.
IC. Si le cadavre doit être livré aux dissections anatomiques, il doit être auparavant examiné jiar l’assistant, puis par le directeur. Cet examen doit êtie mentionné dans le certificat de décès et conlirmé par la signature de l’assistant et du directeur. Le médecin (pii a soigné la malade doit y ajouter la cause de la mort et apposer également sa signature.
Les cadavres qui doivent être transportés an cimetière sont examinés suivant les prescriptions générales.
17. L’antopsie faite dans l’établissement ne pont avoir lien (jn’en présence du médecin en chef on do l’assistant, et seulement dans la salle d’antopsie. Le directeur est responsable de l’observation des règles de salubrité.