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II. Soins des femmes reçues dans rétablissement

18. A. Le directeur doit veiller à coque chaque femme enceinte soit examinée de temps en temps, qu’elle soit toujours surveillée, qu’elle ne lise pas de livres immoraux, ne possède pas de gravures obscènes; (ju’elle ne se livre pas an jeu pour de l’argent; qu’elle fasse consciencieusement ses dévotions, etc.

Les femmes enceintes doivent passer la journée dans la salle spécialement affectée à cet usage et ne pas entrer dans les chambres cà coucher avant le soir.

Celles qui sont reçues gratuitement doivent, à certaines heures, se rendre utiles à l'établissement par des travaux légers, tels que filage, tricotage. Si une femme enceinte devient malade ou si le moment de son accouchement arrive, on en prévient le directeur on l’assistant; chacune de ses voisines doit, sons peine d’être sévèrement punie, avertir immédiatement.

D. Le directeur doit veiller à ce qu’une sage-femme assiste chaque accouchée ; à ce (pie chez les payantes il n’y ait que les employées nécessaires ; à ce que chez les nonpayantes il n’y ait que les médecins et les sages-femmes de la maison, les élèves sagesfemmes pratiquantes ou les étudiants inscrits comme pratiquants ou auscultants.

Les médecins étrangers ne peuvent entrer à la Maternité que s’ils sont introduits par un des médecins en chel'.

Après l’accouchement, la femme doit avoir auprès d’elle une sage-femme au moins pendant trois heures. On la transporte de la chambre de travail on elle est accouchée dans la

salle qui lui est destinée. Immcdiateiuent après ce transfert, on nettoie la chambre de travail, on enlève le délivre, le linge sali. Le délivre ne doit pas être jeté dans les lieux d’aisance, il doit être transporté loin de l’établissement.

C. Il faut veiller attentivement les femmes accouchées, et comme le budget ne permet pas d’avoir une infirmière pour chaque chambre, il faut du moins engager une des plus anciennes femm.es accouchées habitant la même salle, ou une femme enceinte, à exercer une surveillance attentive pendant les courtes absences de la sage-femme, qu’elle appellera, si besoin est, mi sonnant.

Les aliments, même le sucre, ne peuvent être donnés sans la prescription ou la permission dn médecin.

Les femmes accouchées ne doivent pas quitter le lit sans la permission du médecin; elles ne doivent p.is mettre leurs enfants dans leur lit à côté d’elles, car elles pourraient les étouffer en dormant.

Les six premiers jours, on doit donner le bassin {Leibschiissdn) aux femmes qui en ont besoin; on peut, après cette époi^ue, leur permettre l’usage de la chaise percée (Leibstuiil) . 11 faut donc veiller à ce que la cuvette du Leibstuhl soit toujours remplie d’eau pure, afin d’éviter les odeurs.

Les femmes affectées de maladies contagieuses, de syphilis, etc., doivent être isolées.

IIJ. Salubrité, ordre et disdplme.

21 . Le directeur a seul le droit de désigner les salles affectées aux femmes enceintes et accouchées, aux enfants, aux serviteurs, etc.

24. 11 a seul le droit de prononcer la sortie des femmes enceintes et accouchées, et de permettre aux étrangers de leur faire des visites.

26. Les femmes enceintes peuvent recevoir des visites une ou deux fois par semaine, et pendant deux heures, l’après-midi. Cette visite, en cas d’urgence et d’absence du directeur, peut être autorisée par l’assistant; mais elle doit toujours avoir heu dans le local alfeclé à cet usage.

27. Les agents de l’autorité ne sont reçus que sur un ordre écrit présenté au directeur.

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