INSTRUCTIOJSS POUR L.V S.\GE-FE5IÎIE EN CHEF
1 . Elle est nommée par le magistrat sur la proposition du directeur.
2. Elle peut quitter l’établissement en prévenant un mois d’avance le directeur; mais elle peut être renvoyée immédiatement, si elle a manqué gravement à ses devoirs.
5. Elle est chargée de l’admission et de la sortie des femmes enceintes, des accouchées et des enfants, de la propreté, de l’ordre et de la police de rétablissement.
Admission des malades.
7. Chaque femme arrivant à la Maternité, et demandant son admission, est présentée à la sage-femme en chef, et, en son absence, à la sage-femme de service. Elle l’examine, et, en cas de doute, consulte l’assistant de la division. Il en est de même si la femme a besoin de soins médicaux.
8. Si la femme est au neuvième mois de sa grossesse, sur le point d’accoucher, ou ac couchée, la sage-femme en chef lui donne une chambre, un lit, les soins nécessaires, et même des vêtements, s’il y a lieu.
9. Elle enregistre l’admission en remplissant les rubriques imprimées, y ajoute les papiers apportés par la femme, tels que carte de séjour, certificats, etc.
10. Les effets dont la femme n’a pas besoin pendant son séjour dans la maison sont mis en dépôt sous la surveillance de la sage-femme en chef.
1 1 . Elle doit i-efuser l’admission des femmes qui demandent à être reçues gratuitement avant le neuvième mois do leur grossesse ; mais, si elles le désirent, elle leur donne, après examen préalable, un certificat pour la police d’après les formules imprimées.
12. Si la femme paye un mois d’avance, elle peut être reçue, quelle que soit l’époque de la grossesse. La sage-femme en chef reçoit l’argent et l’enregistre.
13. La sage-femme en chef doit s’abstenir d’interroger les femmes payantes sur leur nom, leur domicile et leur état social. En cas de besoin, elle s’adresse au directeur.
15. Elle annonce verbalement chaque jour au directeur les admissions faites par elle, lui présente les femmes reçues, et rend compte de ce qui a été fait à leur égard.
16. Si le directeur approuve l’admission, elle l’annonce à l’assistant, qui inscrit la malade sur son registre.
17. Elle veille à ce que les malades, à leur sortie, aient reçu tous leurs effets, qu’elles n’emportent rien appartenant à la maison; à ce que les accouchées et leurs enfants soient suffisamment vêtus, sans dommage pour leur santé. Si les femmes sont pauvres et ont besoin d’être secourues, elle prévient la fondation Berger. Elle prévient les femmes soignées gratuitement de se présenter à temps à la direction de la police, pour y ebereber leurs documents et certificats. Elle surveille, et, à leur sortie, remet au serviteur de la maison (Haus-Diener) les femmes qui doivent être livrées à la police ou au tribunal.
Elle remet aux femmes payantes leurs quittances et certificats, et veille à ce qu’elles puissent sortir sans être vues ni importunées.
19. En cas de décès d’un enfant on d’une adulte, elle exécute les prescriptions des règlements, veille à ce que le cadavre soit convenablement transporté dans la chambre des morts, à ce que le lit soit enlevé et nettoyé.
Traitement et soins.
20. Elle remplit à l’égard des malades le rôle d’une mère ; elle doit veiller à tous leurs besoins, et ne pourra jamais alléguer qu’elle n’a ni su ni entendu telle ou telle chose, car elle doit tout voir.
2 1 . Elle doit assister aux visites du médecin en chef et des assistants, exécuter immédiatement leurs ordres et prescriptions.
Toutes les sages-femmes lui étant subordonnées, elle est responsable de leurs actions et de leur conduite ; elle peut, en cas de faute, les renq)lacer provisoirement, en attendant la décision du directeur.
Elle surveille les bains, la toilette et riiabillcment des enfants, la propreté et l’iiabillement des accouchées, leurs lits, leurs chambres, la distribution des médicaments et aliments, l’administration des lavements, qu’elle donne au besoin elle-même, mais qu’elle ne peut jamais faire donner par des femmes reçues comme malades dans la maison.
25 à 27. Elle surveille le mobilier, le linge, l’éclairage, etc.
Salubrité, ordre, discipline.
28. Elle doit se conformer aux ordres des médecins, et surtout du directeur. Elle ne peut, sans l’autorisation de ce dernier, quitter l’établissement, et si elle demande un congé de quehjues jours, elle doit toujours désigner celle qui pourrait la remplacer. En cas de maladie, la sage-femme la plus ancienne la remplace. Si la maladie se prolonge, le directeur peut nommer une autre remplaçante.
Elle doit être très-discrète sur tout ce qui se passe dans l’établissement. Si môme la justice demande des renseignements sur des accouchements, elle ne doit les donner qu’ après la permission du directeur.
Elle ne doit recevoir aucune gratilication des accouchées, des pratiquantes, des nourrices, ni de qui que ce soit, sous peine de renvoi.
Elle dirige les élèves pratiquantes de la clinique.
29. En cas d’incendie, elle doit sauver d’abord les femmes et les enfants, sans s’inquiéter de ses effets personnels, pour la perte des([uels elle serait indemnisée.
50. On espère ({u’elle se conformera à ces prescriptions. (Reglement du 25 septembre 1856).