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INSTRUCTIONS POUR LES SAGES-FEMMES EN SECOND

1 . La sage-femme en second est nommée par le magistrat, sur la proposition du directeur de la Maternité.

2. Elle peut donner sa démission en prévenant le directeur un mois d’avance. Elle peut être renvoyée immédiatement pour faute grave.

5. Elle peut, si son service a été satisfaisant, être envoyée par le magistrat comme sage-femme d’un arrondissement.

5, 6, 7, 8. Elle aide la sage-femme en chef dans tous les accouchements, dans le service des malades, la surveillance de la maison.

9. Aussitôt que la cloche indique la distribution des aliments, les deux aides-sagesfemmes doivent, le matin, à midi et le soir, venir dans les salles, assister aux repas des malades, veiller à la bonne qualité, à la température des mets, et empêcher que les malades n’écbangent entre elles leurs portions.

10, 11, 12, 13, 14. Elles surveillent la propreté des femmes et des enfants, le linge, la ventilation, le chauffage, vident les bassins, urinoirs, crachoirs, etc. Elles peuvent se faire aider par les infirmières et les élèves de l’école des sages-femmes.

Une des deux sages-femmes est de garde chaque jour ; le service de garde commence après le nettoyage des salles et la toilette des malades. Celle qui n’est pas de garde doit rester jusqu’à ce que sa compagne se soit apprêtée pour le service ; mais ces préparatifs ne doivent pas dépasser la durée d’une demi-heure.

Celle qui est de garde doit rester jour et nuit dans les salles des accouchées, même quand il n’y aurait rien à faire.

Elle indique par un coup de cloche qu’elle a besoin d’aide, et par deux coups l’arrivée du médecin en chef.

Le service des femmes payantes est divisé entre les deux sages-lêmmes en second; mais celle qui a été chargée d’une accouchée de cette classe lui reste attachée jusqu’à sa sortie, sauf décision contraire du directeur.

En cas d’absence de la sage-femme en chef, elle la remplace pour les admissions, qu’elle doit lui faire connaître aussitôt que possible.

Elles veillent à ce que personne ne fasse des visites aux accouchées sans la permission du directeur, à ce que ces visites ne se prolongent pas trop, à ce ((u’on n’apporte aucun aliment du dehors. Une personne de service de la maison doit toujours être présente à ces visites.

Elles assistent au baptême des enfants et aident l’ecclésiastique.

16. Elles ne doivent pas sortir de la maison sans la permission du directeur ; une S2ule alternativement a la permission de sortir les dimanches et fêtes, de une à cinq heures.

20. Les pratiquantes de la clinique sont dirigées par les sages-femmes en second.

22. Elles doivent garder le secret sur tout ce qui se passe dans l’établissement, et, même au tribunal, elles ne doivent donner de renseignements sans la permission du directeur.

25. Eu cas d’iucendie, elles doivent sauver d’abord les femmes accouchées et les enfants.

26. Elles comprendront l’importance de leur service, et du règlement qui en fixe la nature, et seront récompensées dans le paradis de l’accomplissement de leurs devoirs. (Règlement du 23 septembre 1856.)

INSTIHJCTIONS POÜR LES INFIRMIÈRES.

Les infirmières {Warterinnen) doivent aider les sages-femmes, et les remplacer lorsque le service ne dépasse pas le degré de leurs connaissances.

DES M4TERNITÉS.

!2. Leurs fondions étant pour elles une école préparatoire de l’art d’accoucher, on doit prendre, autant que possible les infirmières parmi les élèves sages-femmes externes (Hospitantinnen) .

5. Le directeur en prend un nombre variable, suivant les besoins de la maison. Elles doivent trouver surtout la récompense de leurs services dans leur admission dans la Maternité, et dans l’occasion qui leur est offerte de se perfectionner dans l’art d’accoucher.

7. Leurs fonctions consistent à soigner les femmes accouchées et les enfants, surtout en cas de maladie, à aider les sages-femmes pendant raccouebement, à nettoyer les salles et les ustensiles, à contribuer à maintenir l’ordre.

8. Elles montent la garde alternativement, comme les sages-femmes en second. Celle qui est de garde aide surtout la sage-femme de service dans les salles; les autres s’occupent suivant les besoins et d’après les ordres de la sage-femme en chef. Elles doivent nettoyer et déshabiller les accouchées et leurs enfimts, faire les lits et les chambres, baigner les enfants le matin, vider et nettoyer les bassins, etc.

Elles se partagent la surveillance des accouchées ; chacune d’elles doit rester jour et nuit dans la salle qu’on lui a désignée, et y faire ce qu'on lui ordonne. Elle doit être trèscQiisciencieuse ; car elle en sera récompensée dans le paradis. « Ce que tu veux qu’on te fasse, fais-le à ceux qui souffrent » est le principe d’une infirmière.

Si elle a besoin d'aide, elle doit sonner ; mais elle ne doit pas, sous peine d’être punie, <|uitter la salle pour appeler.

Si la cloche de la concierge annonce l’arrivée d’une personne du dehors, l’infirmière chargée de ce service doit aller immédiatement au-devant de cette personne, la renseigner convenablement, la reconduire, à sa sortie, jusqu’à la porte, en la surveillant. Ce n’est (jue dans le cas d’empêchement l'orcé, que l’infirmière, ayant suivi la personne étrangère, pourra la remettre à une autre infirmière qui la remplacera. Toutes deux, dans ce cas, sont responsables de la personne admise dans l’établissement.

9. Elles ne peuvent sortir de la maison sans la permission de la sage-femme en chef. Ces permissions se donnent, en général, seulement le jour où elles ne sont pas de service.

10. Elles ne doivent, sous peine de renvoi, accepter aucune gratification des femmes reçues dans la maison. (Règlement du 25 septembre 1856.)

PRUSSE

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