‹ Des mécanismes respiratoires chez les Crustacés Décapodes; essai de physiologie évolutive, éthnologique et phylogéniqueChapitre 10 sur 82 · RER OMEGA 7) CES · texte numérisé non relu

RER OMEGA 7) CES

Cette formule est aussi celle du Cerataspis, mais chez un Pénée adulte de nos côtes, il y a une réduction presque totale des podobranchies «.

Ep —6) «(?) DE Gt CU Nete er)

Pour certains auteurs (HUXLEY), db — arthrobranchies, pour d’autres, b + c — arthrobranchies.

Chez les Æucyphota, on observe des réductions très grandes dans la formule branchiale.

Le nombre des épipodites est très variable (Voir le chap. des épipodites, p.179); 1l y a tout au plus une podobranchie, à (2), souvent une seule arthrobranchie, d (3) ; les branchies € ne se montrent jamais ;

(1) Les ligne de soudure entre les articles basilaires 1 etles épimeres correspondants sont très nettes chez les Pénéides, et se voient également chez quelques Galatheides

(Voir à ce sujet le chapitre relatif aux épipodites, p. 177).

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les 5 branchies développées qui sont couchées sur les flancs épiméraux sont les branchies €” (4 — 8); c” (3) est rare.

Les Pandalus sont parmi les formes qui présentent une formule branchiale assez complète, les arthrobranchies étant au nombre de 5.

Bb ET MP OURS FNAC)

Chez les Alphéidés, à caractères très primitifs, la formule la plus complète que l’on rencontre (chez l'Alpheus strenuus Dana) est

Ep (1 — 7) (!) « (à) b (3) C7 (3 — 8);

b est souvent rudimentaire ou nulle ; €” (3) manque en général; le nombre des épipodites peut s’abaisser jusqu'à 2.

Tandis que chez beaucoup d'Hippolyte, on a:

Ep (1 —5) & (2) C" (41 — 8);

chez les Virbius varians Leac et vèridis Orro, on n’a plus que : Ep (1 — à) C” (4 — 8).

Chez les Palæmon serratus PENNANT, la formule est : ÿp (1 — 2) a (2) b (3) c” (3 — 8).

Chez les Reptantia les plus primitifs, c’est-à-dire chez les Homaridés-Thalassinidés, les épipodites qui (contrairement à ce qui se passe chez les formes nageuses, Virbius et Palæmon) restent fonctionnels grâce aux mouvements des pattes marcheuses subsistent en général, ainsi que les branchies qu'ils protègent et nettoient.

La formule du Homard est Ep(1—7) a(2—7) b(3—7) c” (5 — 8).

Chaque épipodite, sauf le premier, porte en dedans de lui une podobranchie (concrescente avec lui chez les Astaciens); il y a

(1) Couriëre [A, 99] admet un 8° épipodite; je ne suis pas de son avis (Voir le chapitre des épipodites, p. 181.).

5 paires d'arthrobranchies (3 — 7), celles des deux premières paires plus développées que les autres, et 4 pleurobranchies (5 — 8).

Chez les Paguridés et les Galathéidés, on retrouve, du moins chez les formes primitives, les branchies, D, c et c” des Homaridés, mais les épipodites subissent des réductions souvent considérables, ce qui entraine la disparition des podobranchies.

Les Dromiacés abyssaux ont un appareil branchial de Homarien ; chez les Homolodromia M.-Epw. vivant à 2.000, M. Bouvier a trouvé :

Ep(1—6) a(2—6) b(3—7) cB—7 c(5 —8); chez les Dromia vulgaris M.-Epw., on a:

Ep(1—4) a«a(à) b(3—7) c—6) c’(5 —8),

mais les arthrobranchies (5, 6, 7) sont irès réduites, et l’on est conduit à la formule habituelle des Crabes :

Ep(1—3) a(2—3) b(3—4) c(2—4) c°(5 —6);

les podobranchies (2 — 3) sont plus ou moins réduites (surtout 3 4), ainsi que € (2); il y a deux paires d’arthrobranchies (3 et 4); celles de la paire 4 ont à peu près le développement de €” (5 et 6).

Mais cette formule admet des réductions portant surtout sur les branchies antérieures, chez les formes pélagiques (Neptunidés), chez quelques formes terrestres (Sésarmes), mais surtout chez les espèces des fonds coralligènes (Oxystomes) et les formes parasites (Pinnotheres); les formes fouisseuses ont une formule assez complète. En général ce sont les branchies exposées aux actions toxiques qui disparaissent.

Le plus souvent les branchies, quelle que soit leur origine, sont formées d'un axe qui porte deux rangées de lamelles. Chez les Reptantia primitifs, ces lamelles sont remplacées par des filaments ; il y en a 4 rangées chez les larves de Homards et chez les Thalassinidés adultes ; chez les Paguridés et les Dromiacés primitifs, on assiste à une évolution commençante dans le sens des Homaridés. Dans le chapitre relatif aux épipodites, j'aurai à expliquer cette transformation adaptative de la branchie, durable ou passagère (Voir p. 189).

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