SUR LA RESPIRATION DES DÉCAPODES. ES S 3. — FATIGUE DU SCAPHOGNATHITE
Le travail du scaphognathite ne peut pas dépasser une certaine limite, car l'organe se fatigue.
La fatigue du scaphognathite est évidemment fonction du travail qu'il accomplit lui-même, et des autres travaux eflectués par l'animal.
Or, le scaphagnothite ne peut se reposer sans danger pour l'animal qui s’asphyxierait.
Toutes les circonstances qui entraineront une diminution du travail du scaphognathite sans déterminer une diminution de l’hématose seront donc avantageuses.
D’après l'évaluation même de ce travail, IL . ni Pr Ae (= + 1) sin w + EF
on voit que les circonstances qui peuvent entrainer sa diminution seront diverses; les frottements, la longueur de la chambre branchiale, la densité du fluide, enfin le débit peuvent varier.
Diminuton des frottements. — Les frottements dépendent du nombre, de la disposition et de la structure des branchies ; mais ceux-ci sont eux-mêmes fonction du mode de circulation de l’eau, et j'aurai à les examiner plus loin au cours de cet ouvrage.
Diminution de la longueur de la chambre branchiale. — 1° Elle peut être obtenue simplement par un changement d'attitude du Crustacé; l'attitude horizontale a un grand avantage, le travail se trouvant réduit aux frottements (sin w = 0); mais chez un animal la possibilité des attitudes obliques et verticales constitue, dans bien des cas du moins, une supériorité notable.
2° A mesure que les formes se spécialisent, la longueur de la chambre diminue, et par ce fait le scaphognathite se trouve soulagé quand l’animal a une situation verticale ou oblique. Dans la seconde longueur de la carapace largeur