GERMER BAILLIÈRE, LIBRAIRE-ÉDITEUR
RUE DE l’ÉCOLE-DE -MÉDECINE , 17.
Depuis lepoque à laquelle Bichat , et plus tard Béclard et Meckel ont donné , sous le nom de tissu muqueux , une description générale des membranes muqueuses , plusieurs questions relatives a l’anatomie de ces membranes ont été étudiées de nouveau et d’une manière plus approfondie que cela n’avait eu lieu jusqu’alors. On a môme donné des expositions très complètes de certaines dépendances des membranes muqueuses ; mais peu de descriptions générales sur leur ensemble ont été publiées. Tout en nous servant pour la composition de ce travail des données qui se trouvent dans les Leçons de M. de Blainville, et dans les recherches plus récentes de M. Flourens, nous avons dû chercher surtout dans les traités spéciaux de splanchnologie les éléments nécessaires pour une exposition générale des membranes muqueuses. Sous ce rapport, nous nous faisons un devoir de déclarer que nous avons puisé largement, et souvent d’une manière
textuelle dans les Traités d’anatomie de M. le professeur Cruveilhier et de M. le professeur Blandin , ainsi que dans l’excellent ouvrage de splanchnologie de Huschke. Nous avons de même mis à contribution les travaux de Bœhm sur les glandes intestinales , ceux de Berres sur différents points de l’anatomie des muqueuses, les recherches de Goodsir sur les villosités, celles de MM. Lacauchie , Gruby et Delafond sur le même sujet, de M. Natalis-Guillot sur les glandes de Peyer et les vaisseaux des muqueuses intestinales , le Mémoire de M. le professeur Gerdy sur la muqueuse et les muscles de la langue du bœuf, etc., etc.
Malgré toutes les ressources précieuses que nous avons trouvées dans les travaux de ces anatomistes , nous ne doutons pas que cette histoire des membranes muqueuses ne laisse beaucoup à désirer. Yoici , au reste, la marche que nous avons cru devoir adopter pour concilier à la fois ce qu’exigeaient, d’un côté un exposé général du système des membranes muqueuses , et de l’autre les détails spéciaux que réclament certaines dépendances de ces membranes. De ce nombre Sont les plis (valvules, papilles, villosités, plis contractiles , plis érectiles, etc.), les glandes, depuis la forme la plus simple des follicules muqueux jusqu’aux formes les plus complexes , etc. Nous avons cherché à classer dans un ordre méthodique les divisions nombreuses que renferment les deux séries d’objets que nous venons d’indiquer. A l’occasion des prolongements des muqueuses dans les grands appareils sécrétoires.
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nous avons été conduit à généraliser les dispositions de l’ouverture des conduits excréteurs à la surface des muqueuses, et delà terminaison de celles-ci dans la profondeur des glandes. Les cavités muqueuses, en forme de diverticulum , ont été l’objet d’une attention spéciale ; et nous avons dû consacrer à l’exposition de l’épithélium et du corps muqueux de Malpighi les détails que comportaient les travaux récents de Henle, de Goodsir eide M. Mandl sur ce point important de l’anatomie des muqueuses. Quant aux réseaux sanguins et lymphatiques, et aux nerfs , ils ne pouvaient manquer détenir une place importante dans la description d’un ensemble organique à la composition duquel ils prennent une si grande part.
Quelques planches, que j’ai crues propres à faciliter l’intelligence de certains détails, ont été reproduites à la fin de ce travail, d’après les auteurs qui ont publié des travaux micrographiques sur les muqueuses. Je dois ce moyen de rendre plus intelligibles certaines parties de ma description au zèle bienveillant deM. Huet.