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DES GLANDES MUQUEUSES SIMPLES. GLANDES SANS ORIFICE EXCRÉTEUR

1° Follicules clos livrant leur produit de sécrétion par rupture ou par transsudation. — Le phénomène de la déhiscence ou delà rupture de vésicules organiques est aujourd’hui hors de doute. Nous n’en dirons pas autant du mécanisme

de sécrétion qui a été indiqué par Goodsir pour certaines glandes. Ce mécanisme ne nous paraît pas encore suffisamment démontré. Nous nous bornerons à faire connaître l’opinion de cet anatomiste, et nous choisirons , comme pouvant mieux donner l’idée de ce que nous appellerons provisoirement son hypothèse, ce qu’il a avancé sur la sécrétion rénale. Suivant Meule, la face interne de la membrane muqueuse qui se prolonge dans les conduits urinifères est pourvue d’un épithélium composé de cellules à noyaux , rondes et aplaties. Or, Goodsir pense que ces cellules contiennent l’urine, de même que, dans d’autres glandes, elles renferment le produit de la sécrétion , et qu’en crevant elles laissent échapper ce liquide dans le canalicule ; en sorte que le travail entier de la sécrétion consisterait en déhiscence, mort et reproduction des cellules épithéliales, hypothèse que Meule a présentée sous un grand nombre de faces. 11 est bien entendu que la doctrine exposée ci-dessus a trait à des cellules et non à des glandes, ni même à ce qu’on nomme de vrais follicules.

Comme nous n’avons aucune preuve que certaines vésicules sécrétoires closes fournissent leurs produits par rupture ou déhiscence, et comme, d’une autre part, nous#savons que des produits de sécrétion peuvent se transmettre à travers des parois closes et dépourvues île toute ouverture appréciable, nous croyons pouvoir établir une deuxième catégorie de vé sicules sécrétoires complètement closes dont nous citerons pour exemple les follicules de Nabolh. Ces glandes sont en outre connues par le volume qu’il leur arrive quelquefois d’acquérir. Elles deviennent alors saillantes, entre les branches de l’arbre de vie, sous la forme de vésicules transparentes, pleines d’un liquide clair et aqueux, ce qui fait que Nabolh les avait prises pour de véritables ovules, et leur attribuait le même rôle qu’aux vésicules de Graaf. Dans cet état, on lour donne le nom d’œufs de Naboth [ovula Nabothi ; ovarium sccondanum) . Elles sont d abord situées profondément, mais peu à peu elles grossissent, et poussent

devant elles la membrane de l’arbre de vie , qui s’amincit a mesure qu’elles s’élèvent. La membrane propre delà vésicule est complètement close, et reçoit à son lond un vaisseau nourricier, qui se ramifie en rayons et en manière d arbre à sa surface. Le contenu est aqueux et lactescent; après la mort, il est visqueux etressemble à du sperme; on y remarque aussi un sédiment grisâtre et des vésicules de volumes divers.

M. Cruveilhier semble aussi admettre l’existence de vésicules sécrétoires complètement closes, ainsi qu’on le voit par ce passage de son Anatomie descriptive. :

« Des follicules ou petits sacs sans ouverture se voient çà et là dans l’épaisseur des membranes muqueuses ; mais ces follicules n’en constituent pas l’essence, ainsi que semblerait l’indiquer la dénomination de membranes folliculeuses qui leur a été imposée par Chaussier et par d'autres anatomistes. »

DEUXIÈME DIVISION

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