OBSERVATION XX
CasrTaicne cl DEBRé.
Méningite très riche en pnewmocoques et sans réaction leucocytaire du liquide céphalo-rachidien.
Homme âgé de 50 ans, tuberculeux d’ancienne date entre pour des accidents constituant une poussée aiguë au Cours d'un état chronique.
Le 15 août, au soir, il s’est senti mal à l’aise, a été secoué par des frissons et se plaint de céphalée et de vomissements. Le lendemain, il fait cependant son travail, malgré une céphalée atroce.
Le 17 août, il se trouve si mal qu'il reste au lit et est en proie, à partir de ce moment, à un délire actif. À son entrée à l'hôpital, le 31 août, on constate des signes pulmonaires à la base droite. Le malade présente, en outre, de ces signes des symptômes nerveux très manifestes : perte de mémoire, rétention d'urine, délire intense, qui joint aux vomissements et à la céphalée présentée au début font songer à une forme anormale de méningite et poussent à pratiquer une ponction lombaire. Pas de raideurs de la nuque, ni contractures ni paralysie, pas de signe de Kernig, les réflexes rotuliens sont normaux. Pas de fièvre. Pouls à 110. Les jours suivants, les symptômes pulmonaires rétrocèdent, mais les signes de méningite spinale se confirment; à mesure les signes cérébraux rétrocèdent.
So e—
Mort le 8 septembre de cachexie progressive pour ainsi dire, la température étant restée aux environs de 37° pendant tout le séjour à l'hôpital.
Ponctions lombaires. — À la première, faite le 31 août, liquide clair coulant goutte à goutte; done non hypertendu. L'examen direct montre déjà une grande abondance de diplocoques; après centrifugation, on trouve une lymphocytose très discrète, pas plus intense que chez les sujets normaux.
Une seconde ponetion le 2 septembre confirme les résultats de la première : le liquide corftient encore des diplocoques en grande quantité et pas d'éléments leucocytaires. Inoculation à la souris entraîne rapidement la mort.
Autopsie. — Ta réaction méningée s’est traduite surtout par la dilatation vasculaire avec leucocytose très discrète qui resta infiltrée dans la paroi et ne gagna pas le liquide céphalo-rachidien.
Le cerveau et la moelle ne sont lésés qu'au niveau de leurs enveloppes : les méninges cérébrales sont congestionuses dans leur ensemble et présentent au niveau de la base une infiltration assez marque. Les méninges rachidiennes seulement congestionnées dans la :one cervicale et dorsale supérieure sont épaissies et infiltrées dans la zone dorsolombaire. Cette infiltration est beaucoup moins marquée que dans les méningites suppurées ; nulle part on ne trouve d’exsudat fibrineux épais ayant pu englober les leucocytes et on ne constate pas de leucocytes sédimentés dans les parties déclives.
Ogservarion XXI
CAsTAIGNE et DErré — (Loc, cit.)
Malade présentant des crises d’épilepsie Jacksonienne, et chez lequel on soupçonnait l’existence d’une méningite tuberculeuse. La ponction lombaire fit trouver du pneumocoque à l’état de pureté dans le liquide et sans réaction leucocytaire.
Us
A l'autopsie, le malade présentait un abcès superficiel du cerveau d’où étaient partis les pneumocoques qui, au niveau de la moelle, avaient pullulé dans le liquide rachidien en ne provoquant qu'une leucocytose peu abondante, qui resta intra-pariétale comme dans le cas précédent.
OgservaTION XXII
TrusouLer, Risapeau, Dumas et MÉNARD.
Lombricose. Méningite à pneumocoques mortelle. Variations de la formule leucocytarre.
Yvonne F.., 6 ans et demi, amenée à l'hôpital Trousseau avec le diagnostie de méningite, probablement liée à une lombricose encore en activité.
Dix jours avant, la petite malade ‘était plainte de violentes douleurs d'oreille suivies d’un écoulement à droite et accompagnées de fièvre et de prostration. Ces signes disparaissent et le dimanche ? février elle accuse brusquement une céphalée violente, de l’agitation et une modification marquée du caractère,
A l'examen, le 4 février, on constate un aspect méninge des plus nets : petite malade couchée en chien de fusil, hostile à toute tentative d'examen ; et présentant, avec peu de netteté, les signes habituels de méningite. Le premier Jour, la malade rend en vomissant un asearis lombricoïde et plusieurs autres dans la journée.
La température atteint le soir 40°6.
Après une nuit agitée, la température tombe à 59°4, mais l'excitation persiste sans convulsion ni paralysie. Pendant la journée les vomissements verdâtres, porracés, continuent avec de temps à autre rejet d’un où de plusieurs lombrics.
A 3 heures de l'après-midi l’enfant se cyanose brusquement; le pouls devient faible, imperceptible, la respiration superficielle et lente. Rapidement elle meurt après avoir
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