ET RARE
la malade meurt dans le coma le 8° jour de sa maladie. La température, comme dans une pneumonie, était restée en plateau pendant huit jours, après la brusque ascension du début.
Ponction lombaire pratiquée le 4 jour : liquide clair et séreux, donnant par centrifugation un dépôt peu abondant qui, examiné au microscope, se montre constitué par une grande quantité de microbes et très peu de leucocytes.
Deux souris inoculées sont mortes au bout de trois jours.
Ogservarion XXI V
Guizcemor et Ripaoegau-Dumas.
Quelques particularités bactériologiques et cytologiques d'un cas de méningite cérébro-spinale.
Fillette de 5 mois, admise à l'hôpital pour des convulsions apparues depuis trois jours au décours d’une affection broncho-pulmonaire. Le jour de l'entrée, syndrome méningitique. L'enfant succombe le troisième jour, malgré deux ponctions lombaires pratiquées la veille : dans le collapsus et au milieu de contractures généralisées.
L’autopsie montre l’existence d'une méningite purulente avec exsudat jaunâtre recouvrant la convexité des hémisphères et légères traînées purulentes le long de la moelle.
Ponction lombaire pratiquée vingt-quatre heures avant la mort a donné issue à un liquide franchement trouble, sans grumeaux, très albumineux, et de teinte légèrement jaunâtre.
Un examen direct du liquide avant la centrifugation montre l'extrême rareté des éléments cellulaires: 1] faut parcourir plusieurs champs microscopiques pour découvrir un ou deux leucocytes polynucléaires. Par contre, le liquide fourmille de diplocoques prenant le Gram, qui n’ont pas, microscopiquement, absolument l'aspect du pneumocoque, mais qui, cultivés sur différents milieux, offrent tous les ca-
ractères du pneumocoque de Talamon. Injecté à la souris, ce microbe est d’un pouvoir pathogène médiocre,
Même formule paradoxale dans l'observation IX et dans le cas déjà cité de Lesieur, Froment et Garin, ainsi que dans notre observation VIT.
Plusieurs interprétations palhogéniques ont été données de ces faits.
a) Certains auteurs ont vu là un phénomène agonique; mais plusieurs malades ne sont pas morts.
b) Dans 2 cas de Castaigne et Debré, en particulier, on peut mettre cette absence de réaction leucocytaire sur le compte de l'ajfaiblissement de l'organisme, incapable de mettre en Jeu ses défenses.
c) Peut-on, dans certains cas, parler du degré de virulence des microbes ?
Parfois le pneumocoque n'est peut-être pas assez virulent pour exciter les défenses de Forganisme: il n’a pas un pouvoir chimio-lactique suffisant pour altirer les leucocytes. Celle explication conviendrant dans lobservation XXIV, où le pneumocoque n'a tué la souris que par injection massive du liquide dans la cavité péritonéale: dans le cas de Ménétrier et Aubertin (obs. XXII), le microbe ne tue la souris qu'au bout de trois jours.
Dans certains cas, le microbe est mort au bout de trois jours environ sur milieu oplimum.
Parfois, au contraire, le pneumocoque est peut-être lrop virulent: ses sécrétions éloignent les leucocytes, Tes « sidèrent ». |
Dans le cas d'Achard et Ramond (obs. XX), les lésions prédominant au cerveau et certainement de date ancienne, antérieure à l'apparition des symptômes; l'intégrité des