INTRODUCTION
La ponction lombaire pratiquée systématiquement dans tous les cas de syndromes méningés frustes, les méthodes de laboratoire appliquées à létude cytologique et bactériologique du liquide céphalo-rachidien ont permis de se rendre compte que beaucoup de méningites cérébro-spinales passaient inaperçues, ou que parmi les méningites purulentes primitives toutes n'élaient pas dues au méningocoque de Weichselbaum, et qu'on devait en attribuer quelques-unes au pneumocoque. À propos de plusieurs cas de ce genre observés récemment dans nos hôpitaux lyonnais et en particulier dans le service de M. le professeur Roque, nous avons eu l’idée de faire une revue d'ensemble sur les #7éningites cérébro-spinales primitives à pneumocoques.
Nous ne nous attarderons pas sur l'historique du sujet, ni sur les controverses soutenues pendant longtemps sur les rapports de parenté, où mème identité entre Le pneumocoque et le méningocoque : cetle question est réglée à l'heure actuelle.
Plus d'intérêt offre la question de savoir pour quelles causes le pneumocoque se localise parfois sur les méninges et d'expliquer comment 1l peut arriver à provoquer de véritables épidémies de méningite cérébro-spinale.
Nous essaierons ensuite de voir, en passant en revue un certain nombre de cas relevés dans la littérature
médicale si la méningite cérébro-spinale à pneumocoques revêt un aspect clinique caractéristique ; si le pneumocoque à une façon spéciale de léser les méninges, si ces dernières ont une façon particulière de réagir à ces atteintes.
Enfin la dernière partie de notre modeste travail indiquera les conséquences pratiques à tirer des quelques remarques précédentes : Ja présence du pueumocoque étant constatée dans le liquide céphalo-rachidien, le traitement sera-t-il le mème que dans les cas où il s'agit du méningocoque ?
Au point de vue prophylactique, quelle conduite tenir? |