POUR ENLEVER LES NERFS DE L'OEIL ET LE TRIJUMEAU
lhypophyse au fond de la fosse de laquelle elle descend, remonte sur la selle turcique, descend la face postérieure de celle-ci, puis sur la partie supérieure de l’apophyse basilaire de l’occipital, un peu au-dessous de la pointe du rocher; là elle fait un nouvel angle, se dirige alors en dehors sur la face postérieure de la pyramide pétreuse, passe entre le moteur oculaire externe et le trijumeau d’une part, le facial et l’acoustique d’autre part, atteint l'angle supéro-postérieur du rocher, arrive sur la face supéro-antérieure de cet os, la croise et regagne, à travers la fosse sphénoïde, suivant une ligne droite parallèle au plan sagittal, la petite aile du sphénoïde. L'incision a été portée à fond jusqu’à l'os.
Il faut alors décoller la dure-mère; avec une rugine on gratte l’os de très près, en allant des bords de l'incision vers les orifices de sortie des nerfs.
L'adhérence est particulière au niveau de la petite aile du sphénoïde, de l’apophyse basilaire, sur la crête du rocher.
Quand le décollement est effectué jusqu'à l’orifice, il faut défoncer l’os avec un ciseau. On commence par la voûte orbitaire et on termine par le fond de la fosse sphénoïdale. Les nerfs maxillaires supérieur et inférieur sont tranchés à leur entrée dans l’arrière-fond de la fosse ptérygo-maxillaire ou de la fente sphénomaxillaire.
Le globe oculaire et ses annexes (muscles, nerfs, artères, capsules graisseuses, glandes lacrymales) sont enlevés d’un bloc.
On a ainsi une pièce qui a l’aspect que donne la figure 12. |
$ 2. — Technique pour enlever les VII, VIII:, IX°, XI° et XII° paires.
On peut les enlever sur place, c'est-à-dire, du crâne du cadavre, à l’amphithéâtre même, en sculptant l'os avec un ciseau et une gouge. Il est plus facile et plus sûr de les prendre après avoir découpé dans la base du crâne les parties osseuses qui les contiennent. On enserre le fragment osseux dans un étau et l’on est plus à sa main pour enlever la pièce avec tout le soin désirable. Là encore on se sert prudemment de la gouge, du ciseau et de la pince-sgouge.
Ces opérations sont souvent pénibles et on risque d’altérer le nerf radiculaire; il faut donc opérer avec grand soin. Pour les VIT, VITITe, IX, X°, XIe et XIIe paires, ilest bon de découper préalablement au ciseau une collerette dure-mérienneetarachnoïdienne:onévite ainsi d'arracher celle-ci au cours de l’ouverture du canal osseux.
Les pièces obtenues, on les fixe par les procédés
habituels, formol à 10 p. 100, bichromate à 5 p. 100
ou liquide de Muller, puis on inclut à la celloïdine. Avant l'inclusion, il faut s'assurer qu’il ne reste aucun fragment osseux qui ébréchera le rasoir et fera perdre un certain nombre de coupes.