CLINIQUE
Je veux montrer que, dans certains cas de syphilis cérébro-spinale, la méningite chronique précède souvent, même de beaucoup, les troubles nerveux et que l'enchaînement des faits paraît être le suivant : syphilis, méningite, troubles nerveux.
Ce n’est point là une idée qui m’est personnelle; elle ressort, je crois, des travaux de mes maîtres, MM. Widal, Babinski, Nageotte ; de ceux de M. Ravaut. Mais je crois aussi que la preuve de l’exactitude de cette idée n’a pas été fournie d’une façon rigoureuse; on n'a point montré, à ma connaissance du moins, une méningite chronique évidemment syphilitique existant à l’état isolé pendant longtemps, puis suivie de troubles nerveux (1).
Pour arriver à ma démonstration, je dirai successivement :
1° Ce que j'entends exactement par le terme « mé-
(1) M. Nageotte a montré un épileptique ayant présenté de la lymphocytose rachidienne, puis le signe d’Argyll-Robertson; mais la notion de la syphilis n'était pas certaine chez ce malade.
ningite chronique syphilitique » et quels troubles ner-
veux Je considère ;
2° Quels sont les arguments qui, à priori, permettent de penser que cette RÉNÈNS précède ces troubles nerveux ;
3° Les faits qui montrent que cette ATURESe COrrespond à une réalité :
4° Les rapports qui aie entre la méningite syphilitique secondaire et la méningite chronique. Je
Chemin faisant, je citerai les noms des auteurs dont les opinions et les observations concourent à ma
démonstration.