CHAPITRE IT
ARGUMENTS QUI PERMETTENT DE PENSER A PRIORI QUE LA MÉNINGITE CHRONIQUE PRÉCÈDE LES ACCIDENTS NERVEUX.
Toutes les fois que j'ai eu l’occasion d'examiner des malades présentant des accidents nerveux imputables à la syphilis à un moment aussi proche que possible du début des accidents, la ponction lombaire a décelé une grosse Iymphocytose rachidienne ; j'ai ponctionné ainsi des individus syphiltiques, atteints de signes de Robertson isolés ou même unilatéraux (1), des malades n'ayant pour tout symptôme qu'une hémi-atrophie linguale, une paralysie de la VIT* ou de la VIII: paire, une paralysie de la ITI° ou de la VI® paire; j'ai ponetionné des hémiplégies syphilitiques immédiatement après l'ictus et j'ai toujours trouvé une réaction méningée considérable. Divers auteurs, M. Widal, en collaboration avec MM. Ravaut, Sicard, Lemierre, MM. Ba-
(4) Chez M. Babinski, sur 85 malades ponctionnés, 15 avaient le signe de Robertson isolé; ils avaient une grosse lymphocytose-rachidienne. À Saint-Louis, dans le service de M. Thibierge, j'ai rencontré un certain nombre de malades analogues, et ils présentaient la même réaction méningée.