EXAMEN DU LIQUIDE
binski et Nageotte, MM. Déchy et Bélôtre, dans leurs thèses, ont eu des résultats analogues.
Pour les raisons que je vais énumérer, il est illogique de penser qu'une pareille méningite ne dure pas depuis un certain temps.
Les raisons sont tirées, soit de l’examen du liquide céphalo-rachidien lui-même, soit de l'analyse de coupes histologiques provenant d'individus morts avec une . méningite chronique.
a) Raisons tirées de l'examen du liquide. -— Dans tous ces cas, la lymphocytose avait, à quelques nuances près, les caractères qualitatifs et quantitatifs que j'ai indiqués au chapitre précédent.
Qualitalifs. — Il y avait toujours une prédominance de lymphocytes, des polynucléaires neutrophiles, parfois quelques éosinophiles, souvent des plasmazellen, des macrophages. Or, si l’on y regarde de près, cette formule est celle de l'infiltration lymphoïde et l'infiltration lymphoïde caractérise les processus à évolution chronique. C’est le type inflammatoire que l’on relève dans le chancre syphilitique lui-même, dans les papules syphilitiques ; car le plasmome périvasculaire de Unna n’est au fond qu'une variété de linfiltration lymphoïde. C’est toujours cette infiltration Iymphoiïde que l’on retrouve dans les autres infections chroniques, dans la tuberculose au pourtour des cellules géantes, dans la sporotrichose et les mycoses d’une façon géné-
rale.
Or qui dit inflammation chronique dit inflammation