MÉNINGITE CHRONIQUE ET ACCIDENTS NERVEUX
ne se constituant pas du jour au lendemain. Une pareille Iymphocytose du liquide céphalo-rachidien suppose donc une infiltration des espaces conJonctifs arachnoïdiens extrêmement abondante et, en réalité, elle l’est, comme je le montrerai dans la seconde partie de ce mémoire. Or ilest absurde d'admettre que cette infiltration s’est faite en un jour.
Quantitalifs. — Dans tous les cas dont je parle, j'ai toujours trouvé une lymphocytose extrêmement abondante. Je pourrai presque dire que je n’ai jamais trouvé de lymphocytose plus abondante que dans ces accidents nerveux de début. Or il est illogique de penser qu'une méningite chronique ait pu débuter et prendre aussi rapidement une pareille intensité.
b) Raisons tirées de l'examen anatomique. — Quand on coupe et qu’on examine ensuite des racines ou nerfs radiculaires, des fragments de circonvolution cérébrale chez des individus atteints de méningite chronique en évolution (tabes en évolution, paralysie générale au début), on est frappé, comme je le montrerai plus tard, par l'infiltration lymphoïde des espaces con- Jouctifs de certains nerfs ou de la pie-mère. Or, très souvent, ces mêmes nerfs n'étaient pas paralysés, le malade ne présentait pas de troubles mentaux. Il existe là une méningite, une périnévrite, une endonévrilte énormes, mais encore assez intenses qualitativement, probablement, pour déterminer une altération du nerf ou du cerveau qui se traduise par des troubles.
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