‹ Des Mesures provisoires et conservatoires relatives aux biens des époux dans l'instance en divorce ou en séparation de corpsChapitre 73 sur 73 · NUS · texte numérisé non relu

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la communauté, lui permettrait de jouer dans le ménag un rôle moins effacé et mettrait en valeur ses qualités intellectuelles. Elle rendrait enfin plus rares les demandes en séparation de biens.

Une dérogation aussi considérable aux pouvoirs traditionnels du mari serait d’une mise au point délicate, nous le reconnaissons ; aussi pour qu’elle s'adapte sans heurts aux idées acluelles, serait-il prudent, pour la première étape dans son application, d'autoriser seulement les époux à insérer cette réserve dans leur contrat de mariage et d’en limiter lFexercice à ceux qui l’auront stipulée. En procédant ainsi, on se rendrait compte si cette mesure peut être généralisée sans inconvénient.

Nous ne voudrions pas qu’on considère la mesure que nous proposons autrement que comme nous la considérons nous-mêmes, c’esl-à-dire comme un moyen de fondre d’une façon plus complète les intérêts souvent divergents des époux, et de donner à la femme un rôle actif dans l'administration du ménage. Et nous ne prétendons pas à autre chose qu’à confier à la femme la fonction de régulatrice de l’économie du ménage, et à lui fournir par ce moyen la garantie qu’une communauté hypothétiquement solvable est hors d’état de lui donner.

Vu : le Président de thèse GEorGEs RIPERT Vu : le Doyen

F. LARNAUDE

Va et permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris

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