‹ Des méthodes antiseptiques en obstétriqueChapitre 14 sur 27 · ESSENCE DE WINTER-OREEN · texte numérisé non relu

ESSENCE DE WINTER-OREEN

L*antiseptique dont nous allons parler est encore décrit par un certain nombre d'auteurs sous le nom (f huile essentielle de Gaultheria, ou bien encore sous le nom de salicylaie de méthyle. Cette essence, très soluble dans Talcool, insoluble dans Teau, mais dont la solution alcoolique se mêle assez bien à l'eau, a été expérimentée dans la chirurgie générale en Angleterre : elle a donné de fort bons résultats; elle paraît surtout ag'ir par Tacidesalieylique qu'il contient. Son odeur agréable n'a pas été étrangère à l'accueil qui lui a été fait chez nos voisins d'Outre-Manche. En France, M. Lucas-Cham-

(I) Voyez.: Fernandes. Thèse de Paris, 1830.

^ Copeman. Affections puerpérales traitées par la térébenthine. Med. Times and Gazette, 27 octobre 1872.

— Tournatoire. De la fièvre puerpérale, ses causes, sa nature et son traitement. Thèse de Montpellier, 1876.

pionnièrei Périer, MM. Gosselin et Bergeron l'ont expérimentée avec succès. Nous croyons devoir donner ici différentes formules recommandées par ces auteurs, formules qui pourront servir de données aux accoucheurs qui seraient tentés d'expérimenter l'action de cet antiseptique. MM. Gosselin et Bergeron (1) font faire deux solutions, une forte contenant 5 gv. d'huile do Gaultheria pour 150 gr. d'alcool à 60^ : cette solution est destinée au lavagpe des instruments et de la peau ; une solution faible, contenant 2 gv. 50 d*essence pour 200 g:r. d'alcool à 45*. Cette dernière solution paraît présenter un pouvoir antiseptique égal à celui d'une solution phéniquée au 45''. Elle présente de plus l'avantage de n'avoir aucune action irritante sur la peau. M. Périer propose la formule suivante pour les pièces de pansement :

Huile de Gaultheria 30 grammes.

Teinture de quillayasaponaria. 6 — •

Eau 1 litre.

Cet antiseptique se trouve employé d'une manière courante à la clinique d'accouchement dirigée à Nancy parle professeur Hergott. Dans cet établissement, clés élèves admises au toucher sont tenues de se laver les mains, d'abord dans l'eau et du savon, avec usage de brosse à ongles, puis de les tremper dans de l'eau addi<tion née d'essence de Gaultheria. Pour pratiquer le toucher, on se sert de vaseline à laquelle oiî a ajouté de l'essence de Gaultheria » (1).

(1) Gosselin et Bergeron. Recherches sur la valeur antiseptique de certaines substances, et en particulier de la solution alcoolique de Oaultheria. Arch. gén. de méd., janv. 1881, p. 16.

(i) Communication de M. le professeur Herrgott*

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