‹ Des méthodes antiseptiques en obstétriqueChapitre 15 sur 27 · CAMPHRE · texte numérisé non relu

CAMPHRE

Nous n'avons pas besoin de rappeler les propriétés antiseptiques du camphre. Nous le signalons ici , bien que son emploi en obstétrique soit à peine indiqué par les auteurs. Notre ami Fischel (1) Ta employé sous forme d*émulsion au dixième, dans le cas d'eschares ou de petites plaies suppuranles de la vulve ou du vagin ; de petits tampons de ouate imbibés de cette émulsion et appliqués sur les points malades ont paru surtout rendre des services, dans les cas où il s'agissait de gangrène limitée consécutive à des compressions.

BUCALYPTUS.

Employée en chirurgie dès 1872 par Demarquay, Tes* sence fl'eucalyptus a été très préconisée dans ces derniers temps par Lister, qui Ta substituée à l'acide phonique, dentelle ne présente pas les inconvénients. En nous plaçant au point de vue obstétrical, Tessence d*eu calyptus est surtout employée d'une manière sérieuse à la Maternité de Glasgow.

L'eucalyptol parait agir comme l'huile de (érébenthine par la propriété qu'elle présente de dégager de Toxygène en présence de l'eau et sous l'influence de la lumière, et de transformer l'eau en eau oxygénée.

Tels sont les agents antiseptiques les plus usités. Nous n'avons pas parlé des infusions de feuilles de

(1) Voyez : Fisckel. Zur Thérapie der puerperaleu. Ârch. f. Gyn. t. XX.

noyer, qui servaient de liquide à injection aux anciens accoucheurs et qui, si nous en croyons de récents travaux (1 ^jouiraient de propriétés antiseptiques réelles. Mais leur valeur absolue est encore peu connue.

Ces agents sont multiples; beaucoup d'entre eux méritent d'entrer dans la pratique courante. Il n'est pas douteux qu'un jour viendra où [l'expérience nous permettra de choisir tel ou tel antiseptique pour ag'ir contre telle ou telle fermentation.

Il nous serait difficile de faire aujourd'hui un choix définitif. Du reste, cela importe peu.

Ce n'est pas l'emploi de tel antiseptique qui fait le succès, c'est le soin qu'apporte, en tout ce qu*il fait, le médecin convaincu des dan^^ers que peut faire courir à ses malades la moindre de ses inadvertances.

(i) Voyez : SloaD, Lancet, 2 sept. 1882, et plus loin p. 125, note. ^ NelatOD. Acad. méd., 19 sep. 1857.

— Da vaine. Recherches sur le traitement des maladies charbonneuses chez rhomme. Bulletin deTAcad. de méd., 27 juillet 1830, p. 757.

— Talamon et Dérignac. Deux cas de charbon chez Thomme, étudiées suivant la méthode de Pasteur. Revue de médecine, 1881, p. 408.

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