‹ Des méthodes dans les sciences de raisonnement: deuxieme éditionChapitre 48 sur 259 · CHAPITRE III. 8l · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. 8l

dant les choses de la même manière que dans tous les cas précédents,

cos(« -4- ^) = cos(^' -h b') = cosa' cos^' — sina'sin^' = cos« ces A — sina sin b

et

sin (a -h ^) = — sin (a' -{- b') =z — sin a' ces 6' — sin^'cos«' = sinfl cos^ -h sin^ cosflr.

Les formules (i) et (2) ont donc lieu lorsque les deux arcs sont négatifs.

58. Si l'un d'eux seulement est négatif, par exemple b -, posant b = — b\ on aura

cos{a ~h b) z=z cos{a — b') ; or, d'après la formule (4) démontrée générale, on a cos(û — b') =cos«cos^' 4- sina sin 6' =:cosflcos6 — sina sine.

On aura donc encore

cos{a -h ô) =: cosa ces 6 — sinasin^,

ce qui n'est autre chose que la formule ( 2) 5 et la formule (i ) sera aussi vérifiée dans ce même cas, car sin (a •+• i') sera sin (a — è') ousinacosi' — sin i'cosû,qui n'est autre chose que sin a cos i -H sin & cos a. On a donc

sin (a 4- ^ ) = sin a cos è -f- sin ^ cosa, lorsque l'un des arcs est positif et l'autre négatif.

59. On reconnaîtrait de même que les formules (3) et (4) ont lieu lorsque les arcs a et b ont des signes quelconques, nous croyons inutile de reproduire des raisonnements identiques.

Et la conclusion générale de ces discussions est que, de même que les équations démontrées précédemment, les

Sa SCIENCE DE l'étendue.

formules (i), (2), (3), (4) ont lieu pour des arcs de gran^

deurs et de signes quelconques^ en considérant les arcs et

les sigu es trigonoinétriques qui y en trent^ comme de simples

nombres quand elles sont dans le sens direct^ et comme

des nombres affectés du signe — quand elles sont dans

le sens inv^erse ,• à la condition que ces quantités négatis^es

isolées seront traitées, dans toutes les opérations auxquelles

elles sont soumises^ diaprés les règles démontrées pour

les quantités non isolées. Et il faut bien se rappeler qu'il

' n'y a rien à démontrer quant à ces opérations, qui n'ont

pas de sens par elles-mêmes 5 que cette manière d'opérer

est la condition de la généralisation, et que la seule chose

à démontrer était que c'était là le seul moyen d'obtenir

cette généralisation, à laquelle on pourrait à la rigueur

renoncer.

60. Remarque générale.. — Toutes les formules déduites de constructions pouvant se modifier avec la disposition des points et la grandeur des lignes, il est nécessaire de les discuter avec soin dans tous les cas que la figure peut présenter, et d'établir rigoureusement les conditions pour qu'elles soient générales, si cela est possible. Mais toute formule déduite, par les procédés ordinaires du calcul, de formules, démontrées générales à certaines conditions, le sera évidemment elle-même aux mêmes conditions. C'est pour cela qu'on évite autant que possible de démontrer par des considérations géométriques les nouvelles formules que l'on a intérêt à établir ; et qu'on cherche à les déduire, quand cela se peut, de formules dont la généralité a été démontrée. On se laisse quelquefois séduire par l'élégance et la simplicité d'une démonstration géométrique, et on ne se donne pas la peine d'examiner tous les cas et de s'assurer que la formule est générale aux mêmes conditions que toutes les autres. On pèche alors contre la rigueur, et on

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