VOLONTÉ, INTENTION, BUT. LIBERTÉ, DÉSIR, INSTINCT
et dont il n'a aucune connaissance ne seront pas regardés comme appartenant à l'instinct : il faut pour cela, nous le répétons, que l'acte soit extérieur, et de ceux que la volonté pourrait produire, mais ne produit pas. Non pas toutefois que la volonté soit étrangère à tous les détails de l'acte, mais elle l'est au but.
Ce ne sont pas seulement les actes qui peuvent être du domaine de l'instinct; et nous en avons parlé immédiatement après ceux qui sont produits avec volonté, parce qu'ils ne sont que des exceptions à ces derniers. Mais ce sont surtout les sentiments qui sont du ressort de cette faculté, car la volonté n'est en général pour rien dans leur production : ce n'est pas la volonté qui fait aimer, haïr, craindre, etc., etc. L'intelligence n'est pas toujours étrangère à la production de ces sentiments, ni par suite la volonté : elle peut étudier les circonstances qui influeront sur leur production ; mais, toutes les lumières étant rassemblées, la volonté de l'homme n'influera pas sur la production du sentiment 5 il aimera ou haïra fatalement. C'est pour cela que nous plaçons ces sentiments dans le domaine de l'instinct. Du reste, une fois que les choses sont bien reconnues, les divisions ne sont pas d'une importance majeure.
\\. Enfin il y a des actes qui sembleraient ne pouvoir être rapportés ni à la volonté ni à l'instinct, et qui tiennent souvent un peu de l'un et de l'autre : ce sont ceux que produit une longue habitude, une répétition multipliée. En y réfléchissant, on peut faire la part de l'un et de l'autre, comme dans tous les autres actes.
42. En résumant ce qui précède, nous dirons que l'homme possède des organes par lesquels il est en communication avec les objets extérieurs, animés ou inanimés; qu'à un instant quelconque ces objets produisent