‹ Des méthods dans les sciences de raisonnementChapitre 181 sur 198 · DE I.A FORCE E · texte numérisé non relu

DE I.A FORCE E

événement comme impossible. Il faudrait supposer tous les hommes frappés lîe démence. On pourrait dire, par exemple, qu'un jour tous les hommes peuvent mettre fin à leiu" vie, et qu'alors l'espèce humaine serait anéantie; mais personne ne regardera cette fantaisie comme possible, quoique, à la rigueiu", elle le soit.

-43- jVous terminerons ce sujet par une remarque générale : c'est que, dans les crises où la société semble ne pouvoir échapper à sa ruine, la réaction contre les causes de destruction augmente en proportion du danger. Si la société se décompose par l'excès de l'immoralité, c'est un réformateur qui sera suscité, et, prêchant une morale nouvelle, entraînera les hommes dans la voie providentielle. Si ce sont des barbares qui envahissent une nation civilisée, ils en égorgeront une partie, mais seront à la fin subjugués par l'influence morale de l'autre et entreront par elle dans la voie qu'ils semblaient destinés à détruire.

Si, au contraire, c'est une nation civilisée qui en envahit une barbare, elle la chasse ou la convertit peu à peu, et cet acte criminel , loin de retarder la marche générale, l'a au contraire accélérée.

a. Tous ces événements simples ou extraordinaires, qui ne sont pas le résultat des combinaisons des hommes, mais qui proviennent des facultés intellectuelles et surtout sentimentales, qui conduisent la société dans la voie providentielle ou l'y ramènent qvtand elle s'en est trop écartée, nous disons qu'ils arrivent par la force des choses.

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