‹ Des modifications modernes de la lithotritieChapitre 14 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Arrivé au terme de ce travail, nous pouvons dire que la méthode moderne de lithotritie ne présente d’autres contreindications absolues que celles qui sont tirées du volume et de la consistance même du calcul. Sous ce rapport, comme sous tous les autres, les progrès de l’instrumentation ont singulièrement reculé les bornes du broiement, et chaque jour on peut attendre encore des perfectionnements nouveaux.

Quant à l’âge et au sexe des malades, ils ne fournissent que des contre-indications relatives. Sans doute, chez la femme et chez les enfants, les applications de ïa méthode sont plus restreintes, mais même dans ces circonstances, on est en droit d’en attendre d’excellents résultats.

Quant aux complications existant en même temps que le calcul, jamais elles ne sont la source de contre-indications absolues. Seules les lésions rénales, si elles existent à 1 état aigu, obligent à différer l’intervention chirurgicale. Mais si 1 état s’améliore, si toute inflammation aiguë se calme, la lithotritie redeviendra possible. Il ne s’agit donc là que de contre indications temporaires. Sans doute toutes les complications que nous avons énumérées, soit du côté de l’urèthre et de la vessie, soit du côté des reins, constituent des circonstances défavorables, et c’est dans ces cas que 1 on a, de temps en temps, à enregistrer des terminaisons funestes; mais il est permis de dire que

toute autre méthode de traitement n’en eût pas plus sûrement triomphé.

Ainsi donc, qu’on se place au point de vue des qualités physiques du calcul, ou bien au point de vue de l’àge et du sexe du malade et des complications qu’il peut présenter, il est permis de dire que, de toutes parts, la nouvelle méthode a élargi les bornes de la lithotritie et amélioré ses résultats.

Tout en admettant pleinement les principes, nous devons cependant faire quelques réserves dans la pratique, en ce qui regarde le volume des instruments et la durée des séances.

11 n’est pas toujours nécessaire d’employer des instruments d’un calibre aussi volumineux que ceux qu’on a imaginés pour remplir le but. Pourvu qu’ils puissent suffire à la tâche à laquelle on les destine, les instruments les plus doux sont ceux que l’on doit toujours préférer.

De même, il ne faut pas pousser trop loin le principe de la prolongation des séances; et, quand il survient l’une des complications que nous nous sommes efforcé de préciser, il vaut mieux suspendre l’opération, pour la reprendre plus tard, que de s’obstiner à terminer en une seule fois.

Ces réserves faites, nous pouvons affirmer qu’entre les mains de tout chirurgien suffisamment exercé à la lithotritie, la méthode nouvelle donnera d’excellents résultats, et nous n’hésitons pas, pour notre part, à proclamer, qu’en introduisant dans la pratique les modifications que nous venons d’étudier, M. Bigelow a réalisé dans la chirurgie des voies urinaires un immense progrès I

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