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Tout homme qui fléchit, et toute nation Qui sent crouler son espérance Sous laccablant fardeau de la corruption Et de la lâche intolérance.
Le principe étayait le courage et l'honneur.
Les Tartufes, les arrivistes, N'osaient pas, en ces jours, au souffle empoisonneur De leurs intrigues égoïstes, Ternir le pur éclat resplendissant ant front De toutes les phalanges fortes, Et salir, d’une boue élaborée au fond De leurs répugnantes retortes, La sercine grandeur et la male vertu.
Les maîtres régnaient sans faiblesse.
Ils savaient respecter l'adversaire abattu; Mais ils méprisaient lPétroitesse,
L'abus, la trahison avec le péculat, Et les sectaires fanatiques
Qui cherchaient à livrer aveugle électorat Aux forbans des charges publiques.
Mais les temps sont changés. La fourberie est loi
Dans les formulaires d'esclaves.
L'on n’a plus qu'un amour ct qu'un eulte : le Moi.
L'on fomente, dans des conelaves
D ne D
Où la servilité lève ses légions Plus houraillantes qu’une meute,
Les guerres d’origine et de religions Sous le drapeau noir de l’émeute.
L'on traîne dans l'égout, tel un cadavre abject, Le patrictisme des races ;
Et, pour déprécier l'hommage du respect, Chercha.. le défaut des cuirasses,
De l’âpre calomnie on se fait un poignard :
L’atteinte des paroles veules,
Qu'on soudoie en tous lieux pour un sordide liard, Trace des cotices de gueules
Sur l’écu de l'honneur comme dans un plastron. Et si cette arme misérable,
S’appliquant d'elle-même au poignet d'un poltron Pour frapper lâchement au râble,
S’écarte du chemin par la haine tracé, Pour mieux consommer la besogne,
Dans l’ornière fétide et profonde enfoncé, Un ministre ment sans vergogne.