CHAPITRE IV
Du traitement des yeux après un refroidissement subit survenu pendant que le visage était en sueur.
JTLUS d'une fois j'ai été appelé par des malalades dont les yeux ne devaient leur indisposition qu'à une condensation soudaine de la sueur du visage, ou a sa répercussion. Cet
pour qu'on doiye en confier l'administration à d'autres qu'aux hommes de l'art. Il pourrait facilement produire des accidens fâcheux entre les mains des malades. Je conseille donc de substituera ce médicament énergique quelques grains de sel ammoniac ou muriate d 'ammoniaque / l'effet résolutif en sera aussi sûr, et exempt àçs dangers de l'ammoniaque liquide.
( Note du Traducteur. )
accident arrive lorsqu'on s'est exposé subitement a un courant d'air trop froid , ou qu'étant dans un état de transpiration sensible , on s'est lavé avec de l'eau trop fraîche. Dans ces cas , il se déclare tout-a-eoup une e allure rougeêâtre sur les bords des paupières , et particulièrement sur celui de la paupière supérieure. Si le malade ne sent d'autre incommodité que celle de ne pouvoir ouvrir les yeux aussi facilement qu'à l'ordinaire , le mal n'est d'aucune importance en lui-même; mais il ne faut pas tarder à y porter remède : le traitement consiste à faire chauffer un sachet plein de Heurs de sureau très-sèches , ou de farine de pois y et à l'appliquer sur les yeux , après avoir enduit de camphre (1) les paupières \ ce moyen , tout simple qu'il est , ne fait pas moins dispai^aître l'incommodité dont il s'agit en vingt-quatre heures ; mais quiconque a l'imprudence de se laver les yeux avec des liqueurs irritantes r peut être assuré qu'il expose ces organes aux maladies les plus dangereuses. Ce qu'on ne saurait révoquer en dou- -
(1) L'auteur ne dit pas sous quelle forme le camphre doit être appliqué aux paupières ; c'est vraisemblablement sous celle d'huile camphrïc. ( Note du Traducteur. )
( ^6) te , c'est qu'un refroidissement subit des yeux leur est toujours préjudiciable. Ainsi dès que les symptômes d'une affection grave apparaissent , il faut au .plus tôt appeler un oculiste ; car se borner à faire usage du traitement sus-mentionné, serait vouloir courir le risque de perdre la vue ; les maladies des yeux qui ont pour origine une répercussion de la sueur 9 exigent d'autres remèdes, qui doivent nécessairement être administrés par des gens de l'art.