INTRODUCTION
Il est un fait sur lequel il serait banal d'insister, c'est celui de la discordance existant entre la clinique el la pathologie. En pathologie, il existe avant lout des cadres dans lesquels les symptômes viennent se ranger d’après leur ordre de fréquence, sont pour ainsi dire hiérarchisés; en clinique, il n'y a que des faits isolés, se reliant insensiblement les uns aux autres. Et c’est cette discordance qui rend souvent le diagnostic très difficile. Nous en avons eu une preuve dans l’observation qui à élé le point de départ de notre étude. Nous nous sommes trouvé, en effet, en présence de symptômes qui semblaient se contredire : d’un côté, nous pouvions noter lous les signes caractéristiques de la maladie de Thomsen, de l’autre, ceux que l’on décrit dans les myopathies.
La myotonie, qui coïncide souvent avec une augmentation de volume et de dureté du muscle, coexistait chez notre malade avec une atrophie musculaire.
Comment concilier ces deux faits ? Y a-t-1l intérêt à grouper dans un chapitre spécial de pathologie les cas de ce genre et de les considérer comme une
ne maladie de passage, entre la maladie de Thomsen et les myopathies ?
Voilà ce que nous allons essayer de faire, après une étude préalable, cependant, du tonus musculaire et de ses modifications dans la pathologie nerveuse : qu'il nous soit permis, à celte occasion, de remercier M. le professeur agrégé Lannois, qui a bien voulu diriger nos recherches, nous aider de ses conseils et nous communiquer les bonnes feuilles d'un travail qu'il a fait sur ce sujet et qui va paraitre prochainement dans la Nouvelle Iconographie de la Salpétrière. Nous ne saurions oublier M. Meige, directeur de cette Revue, et nous tenons à le remercier de l'amabihté avec laquelle il a fait faire pour nous, un tirage à part des épreuves photographiques accompagnant le travail de M. Lannois : elles contribuent pour une bonne part à l'intérêt de notre thèse. |