‹ Des NéphrItEs ÉdÉmAtEuses Subaiguée et Chronique de l'EnfanceChapitre 7 sur 27 · AO UE · texte numérisé non relu

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eréta on se rendit parfaitement compte du fonctionnement rénal.

C'est à MM. Widal et Lemierre que nous devons la démonstration de la pathogénie des œdèmes, par la rétention des chlorures, c’est à eux encore et à leurs élèves que nous devons l’épreuve de la rétention chlorurée. Ce sont les mêmes, avec Javal, Froin, André Weil, qui firent l’étude de l’urée sanguine et du liquide cephalo-rachidien. MM. Achard, et ses élèves Læœper et Laubry, analysèrent le processus pathogénique de ces rétentions; c’est le même avec Paisseau qui pratiqua l’épreuve de lazoturie provoquée et c’est encore le même qui avec Castaigne montra les résultats que l’on peut attendre de l’épreuve de l’élimination d’une substance colorée facilement décelable (bleu de méthylène). Enfin MM. Ambard et Papin attirèrent l’attention sur la concentration maxima de l’urée dans l’urine et démontrèrent tout ce que l’on pouvait attendre de la constante uréo-sécrétoire.

La véritable pathologie rénale est vraiment créée sur des bases solides, et il est possible maintenant de donner une classification des néphrites, basée sur le fonctionnement rénal, essentiellement clinique et pratique.

Parallèlement à ces travaux iaits chez l’adulte nous voyons la même pathologie appliquée aux néphrites de l’enfance. Ce sont tous les travaux de M. le Professeur Hutinel, et ses leçons de 1910 sur ce sujet. Ceux de

M. Marfan en 1901 et 1910 sur la néphrite chronique

A VRLES

des enfants. Enfin ceux si nombreux, si complets de M. le Professeur Nobécourt et ses élèves, Pr. Merklen, Darré, Vitry, Bidot sur les fonctions rénales, sur l’étiologie, sur les signes cardiaques et l’azctémie tant des néphrites aiguës que des néphrites chroniques et qui

nous furent si utiles dans nos recherches.

Après tant de Maîtres illustres qui par-leurs travaux ont jeté une lumière si nouvelle et si vive sur la pathologie rénale ce n’est pas sans une forte appréhension que nous abordons ce modeste travail. Nous t8cherons d’y apporter toute notre application, toute notre bonne volonté, plus, tout notre cœur pour qu’il ne soit pas

trop indigne d’eux.

Parmi toutes les néphrites qui se voient chez l’enfant une des plus fréquentes est la néphrite chlorurémique. Elle peut se voirsous des formes aiguë, subaiguë et chronique. Les deux dernières nous occuperont seules. Il ne faut pas croire cependant que ces icxrmes soient aussi tranchées: entre elles 11 y a toutes les nuances, toutes les transitions, l'on passe insensiblement de la forme aiguë à la forme subaiguë el souvent de celle-ci à la chronicité de la néphrite il n’y a qu'un pas. Aussi est-il difficile de mettre une séparation nette, et impossible de schématiser. Nous étudierons cependant d’abord et séparément dans les deux premiers chapitres :

19 La néphrite subaigué.

20 La néphrite chronique.

tal

Nous verrons leurs modalités cliniques, leurs différents types, leur évolution.

On pourrait dire, pourquoi étudier la néphrite de l'enfance alors que cette affection est si bien décrite chez l'adulte? C’est que chez l’enfant, être jeune cù les réactions sont les plus intenses, les néphrites prennent des types cliniques bien spéciaux.

Premier point différentiel : leur évolution. Alors que chez l’adulte, la méphrite tend vers la chromicité, chez l’enfant la glande rénale réagit, répare ses lésions, se dresse contre l'infection, et par tous les moyens cherche : l’arrêter. C’est ce qui nous explique que les néphrites aiguës sont fréquentes; que la fc:me subaiguë l’est beaucoup moins, et la forme chronique rare.

Quant à l’étiologie, les néphrites de l’enfance viennent de maladies infectieuses, des infections et septicémies variées, angines, aldées pour passer à la chronicité d’une mauvaise hygiène, de soins insuffisants, où d’un terrain préparé par la tuberculose ou la syphilis. Au point de vue symptomatologique, dans la néphrite de l’enfance ies symptômes cardio-vasculaires ont une particularité spéciale. C’est ainsi que l'hypertension, la dilatation, le clangor aortique, le bruit de galop, l’hépatomégalie sont des :ymplômes des néphrites en poussées aiguës. EE lorsque la néphrite évolue vers la chronicité, la tensicn diminue, le cœur reprend sa grosseur normale. Chez l'adulte au. contraire l’hypertension se réalise progresivement, ce qui donne au cœur le temps de s’hypertrophier; il ne cède, ne se

laisse dilater et produit le bruit de galop que lorsque

son hypertrophie est devenue insuffisante à pallier les effets de l'hypertension durable.

L’azotémie nous offre un autre point de comparaison. Chez Padulte elle est élevée quand la néphrite évolue depuis longtemps est presque à sa phase terminale. Chez l'enfant elle reste plutôt faible, 0,50 à 1 gr. au plus et pour voir des azotémies élevées nous sommes obligés de nous adresser aux néphrites aiguës.

Ce sont en somme tous ces points que nous étudieront dans le 3e chapitre, en donnant un aperçu sur le pronostic et le traitement.

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