DES
NEVRALGIES
ENVISAGÉES AU POINT DE VUE ns
Le titre de ce travail indique suffisamment le s^ns dans lequel il a été conçu ; la question de la pathogénie des névralgies est encore trop discutée et trop obscure pour que j’aie voulu et pu l’envisager sous toutes ses faces; je n’ai pris qu’un point restreint de la question : en examinant un à un les faits observés, on voit que tous ne trouvent pas, dans les théories admises, une explication suffisante. Après avoir passé en revue les principales doctrines qui ont cours aujourd’hui, après avoir discuté celles qui paraissent les mieux fondées, j’ai cherché, en m’appuyant sur les recherches physiologiques modernes , à donner une interprétation plus rationnelle de ces cas obscurs.
L’amitié qui m’unit à MM. Arloing et Tripier m’a permis de suivre de près, depuis le cojmmencement de mes études, leurs recherches si patientes et si délicates : ce sont les résultats de ces remarquables travaux qui servent de base à mon travail. Dans la dernière réunion de l’Association française pour l’avancement des sciences (congrès de Nantes, 1875), M. Tripier, en son nom personnel et au nom de son collaborateur, faisait valoir tous les avantages de l’application de ces données sur la sensibilité récurrente à la patho-
log’ie et à la médecine opératoire. Ce sont ces idées que je me suis efforcé de développer et de mettre en relief, en montrant l’accord qu’elles établissent entre la clinique et la physiologie et les conséquences heureuses que l’on peut en déduire au point de vue thérapeutique. Si j’ai réussi, dans ce mémoire, à éclaircir quelque peu une question aussi controversée, le lecteur voudra bien ne pas oublier que l’idée première appartient à ces savants, et qu’à ce titre la meilleure part des résultats doit leur être rapportée.