‹ Des Névrites Post-Opératoires: Etiologie et TraitementChapitre 12 sur 26 · RUES · texte numérisé non relu

RUES

OBSERVATION V (Résumee) (Thèse de Fortin, 1880).

CONGÉLATION ANCIENNE DES PIEDS. — DÉSARTICULATION DES ORTEILS. — NÉVRITE CONSÉCUTIVE.

G..., Léon, 46 ans, journalier, entré le 28 septembre 1887. Dans l'enfance, abcès froid de la cuisse droite et cicatrice adhérente au niveau du grand trochanter. À 14 ans, fièvre typhoïde.

En 1870, après avoir travaillé dans la neige, il a eu les pieds gelés. Il entre, à cette époque, à l'hôpital, où on lui fait la désarticulation des orteils; il sort après 8 mois de séjour.

Cinq ans après l'intervention, il commence à ressentir des douleurs dans tout le membre inférieur droit et principalement dans le genou. A certains moments, ces douleurs l'empêchent de marcher et, après être resté ainsi plusieurs années, il entre dans le service en septembre 1887.

Les douleurs du membre inférieur ont persisté. Les mouvements communiqués sont douloureux. Il ne peut lever complètement la jambe du lit et marche avec des béquilles. Quelques douleurs dans le genou gauche. |

Des deux côtés, surtout à droite, sensation de refroidissement. À la température locale, diminution de 4 degrés à droite par rapport au membre opposé. A droite, sensibilité obtuse, surtout à la face plantaire; cette sensibilité va en diminuant de la cuisse au pied. Le malade ne distingue que vaguement le chaud du froid. Un morceau de glace sur la jambe droite donne seulement une sensation d’engourdisse ment. Pas de troubles trophiques.

Traitement par l'électrisation galvanique. 1 rois mois plus tard, existence de trépidation épileptoide du membre droit L'extension spontanée et soutenue, ou la recherche du réflexe rotulien suffisent à provoquer cette‘trépidation. On constate un amaigrissement de 2 centimètres à droite.

Page 1