OBSERVATION IV
Deuxième cas de névrite syphilitique du nerf cubital, par MM. E. Gaucher, Sergent et Champenier.
(Société de Dermatologie, 18 avril 1895).
Marguerite J..., âgée de 34 ans, employée de commerce, est entrée à l'hôpital Saint-Antoine le 2 février 1395, salle Nélaton, service de M. le D' Gaucher. |
Veuve depuis huit ans, elle a eu un seul rapport sexuel vers la fin de novembre 1894. Dans les premiers jours de janvier, elle a remarqué sur la face interne de la pitite lèvre droite un bouton dur. À son entrée, on ne retrouve pas la trace de ce bouton.
CHAMPENIER A
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Elle présente alors une roséole très nelle et quelques papules
caractéristiques sur l'abdomen. Pas de plaques muqueuses,
quelques ganglions dans les aînes et au cou. Angine glandulo-
catarrhale. La roséole disparaît au bout de deux jours, les papules persistent une semaine environ et ne laissent pas de traces. Pendant son séjour, la malade a présenté une autre papule à la nuque du côté gauche, papule qui a laissé à sa place une tache cuivrée.
La malade se plaint d’une violente céphalés qui existe depuis la fin dé décembre 1894. Elle s’est déjà soignée, elle a pris de l'antipyrine pendant quelque temps, elle s’est friclionnée avec divers liniments sans parvenir à atténuer les maux de tête qui lempêchent de dormir.
Outre cette céphalée, il existe une névralgie faciale droite avec ses points douloureux caractéristiques : sus-orbitaire, sousorbitaire, mentonnier et auriculo-temporal. Cette névralgie est paroxystique et fait souffrir la malade surtout le matin. :
Elle présente aussi des névralgies intercostales droites multiples, avec points douloureux au niveau d’émergence des branches antérieures, latérales et postérieures.
L'état général est bon, pas de fièvre, pas d’albuminurie.
Depuis la fin de janvier, la malade ressent dans le petit doigt de la main droite et dans la moitié interne de l’avant-bras du même côté des fourmillements et de l’engourdissement. Les fourmillements, inconslants au début, se sont accentués, ils ont envahi l’annulaire et maintenant ils sont continus ; ils sont plus intenses la nuit. La malade trouve que sa main droite est moins forte et qu’elle se fatigue rapidement lorsqu'elle travaille
Troubles sensitifs. — Les diverses sensibilités sont presqu’abolies au petit doigt, elles sont diminuées à l’annulaire, à la
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moitié in'erne du médius, aux faces dorsale et palmaire de la