partie interne de la main, au bord cubilal de l’avant-bras
Troubles moleurs. — Lorsqu'on fait serrer un de ses doigts entre le pouce et le pelit doigt ou l'annulaire de la malade, on conslale une grande diminution de la force musculaire du côté droit, si l’on compare au résultat obtenu du côlé gauche (adducteur du petit doigt). La différence, sans être aussi grande, est néanmoins sensible lorsque la malade pince avec le pouce et l'index (grand adducteur du pouce). La force dynamométrique est notablement diminuée à droite : elle est de 11 à droite, tandis qu’elle est de 35 à gauche.
On pourrait croire que le médian est aussi touché. En effet, lorsqu'on fait placer la main droite dans la flexion forcée et qu’on ordonne à la malade de la maintenir dans cette posilion en luttant contre la force qu’on déploie pour l’étendre, on voit qu’elle résisle moins que du côté gauche.
Mais la différence est si faible qu'on peut l'expliquer par la parésie des muscles de l’avant-bras qui sont innervés par le cubital (faisceaux internes du fléchisseur profond).
Traitement. — On prescrit deux pilules de sublimé d’un centigramme par jour, pilules que l’on remplace au bout de quelques jours par des injections hypodermiques de benzoate dé mercure (un centigramme par jour), parce que la malade présente des symptômes d'intolérance gastrique. On donne aussi contre les névralgies de l’antipyrine pendant quelques jours.
Le 13 février. — La névralgie faciale a diminué d'intensité, il n'existe plus d’accès paroxystiques, les douleurs sont sourdes, les points d’émergence des branches du trijumeau sont tou-
jours sensibles à la pression.
Atrophie musculaire. — Le 23 février, la malade nous fait
ue OA SE
remarquer qu le bord interne de sa main droite s’aplatit ; il est, en effet, légèrement aplati et le dernier espace interosseux est plus déprimé à droite qu'à gauche (alducteur du petit doigt et interosseux du 4° espace). L'’éminence thénar est également légèrement aplatie (grand adducteur du pouce).
Le 1* mars. — “Tous les espaces interosseux de la main droite sont plus accentués que du côté gauche. La force dynamométrique est toujours de 11 à droite et de 35 à gauche. Le 10, la face dyYnamométrique est de 20 à droite, elle est de 25 le ?2 mars. Le mieux s’accentue chaque jour bien que les espaces interosseux ne soient pas normaux. La sensibilité ne s'améliore pas.
Le 1° avril. — La malade quitte le service, les espaces interosseux sont peut-être encore un peu déprimés, la malade pince certainement moins fort du côté droit que du côté gauche. La force dynamométrique est remontée à 31 à droite, elle est toujours de 35 à gauche. Les fourmillements que la malade ressentait dans l’annulaire, dans l’auriculaire, dans le bord interne de l’avant-bras du côté droit existent toujours.
Les douleurs remontent même plus haut; elle souffre dans le bras, bien qu’on ne constate pas de différence dans la force musculaire entre les deux bras. Elle nous dit que le bras droit se fatigue rapidement.
La sensibilité est ce qu’elle était au début, obtuse dans la région innervée par le cubital. La céphalée, la névralgie faciale sont guéries, mais les névralgies intercostales sont toujours aussi violentes, el ne sont calmées que par le stypage.
En résumé, il s’agit d’un cas de syphilis à la périole secondaire avec manifestations nerveuses mulliples. La céphalée, les névralgies faciales, intercostales, avec accès paroxystiques, sur tout nocturnes, sont fréquentes dans la syphilis. Quant à la névrite accompagnée, elle aussi, de phénomènes douloureux
MOTTE avec paroxysmes nocturnes, on est obligé de la rattacher à la syphilis, car on ne trouve aucune aulre cause, La malade ne présente pas de syw ptômes d’hystérie, ni d’aucune autre intoxication.