‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 110 sur 174 · Monomanie innomée · texte numérisé non relu

Monomanie innomée

(Dllasiauve. Journal de médecine mentale. Juillet 1864, p. 1kl.)

Une jeune fille est surprise par la première éruption, à l'âge de 15 ans. Onze mois se passèrent ensuite, sans que rien reparût; puis, trois fois, à intervalles inégaux, le flux se montra. Dès lors, on remarqua une loquacité turbulente, un grand changement moral, des soupçons mal fondés, des visions effrayantes, des craintes continuelles, des illusions de la vue l'empêchant de reconnaître sa mère. Enfin le délire éclata. En un an, huit accès analogues, précédés d'épistaxis, et survenant au milieu des règles. Ces accès alternaient avec une torpeur et une concentration chagrines.

Le traitement, confié à notre savant ami, fut-il couronné de succès? Nous devons le supposer, tout en regrettant qu'il ne nous l'ait point fait savoir. 11 y a, dans cette Observation, plusieurs cotés à saisir : d'abord, l'écoulement nasal supplémentaire qui devance la menstruation, — ensuite la coïncidence du délire avec l'époque de celle menstruation — en-

fin la perturbation et l'obstacle éprouves par la puberté, période si orageuse pour les filles prédisposées.

£34. — Monomanie innoméc.

Bouchet. Éludes citées. Annales mêd. psycholog. de 18-ii, t. IV, p. 5i2.)

Blanchineau, 55 ans. Suppression des règles, monomanie avec agitation, illusions, hallucinations, vertiges. Saignée de quatre palettes, tension, pesanteur des flancs ; et deux heures après, apparition de règles ahondantes. Disparition de tout délire dans la journée même. Convalescence rapide.

Toute réflexion serait superflue après de pareils faits. Cette observation est la réponse la plus catégorique qu'on puisse offrir à ceux qui nient la folie consécutive à la seule aménorrhée. Quant à la nature du délire, elle nous est restée inconnue.

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