‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 114 sur 174 · Mélancolie avec délire imminent · texte numérisé non relu

Mélancolie avec délire imminent

[LiKzoKi. Eph. Gcrm. Dec. 5, an o. Obs. 223.)

Une fille de 14 mis, qui n'était pas encore réglée, devint mélancolique et taciturne : cette disposition, qui revenait périodiquement a l'époque de la pleine lune, s'accompagnait de douleurs au dos et à la région pubienne. Quelques mois après être entrée en traitement, elle eut des flueurs blanches en quantité, et l'état nerveux s'aggrava : parfois elle riait, pleurait, se mettait en colère sans motif, et commettait des actes déraisonnables. On la mit à l'usage des martiaux et des antimoniaux : tous les symptômes disparurent, sans que parussent les règles.

Voilà un cas singulier, et qui ne manque pas d'intérêt. Comment la guérison est-elle parvenue sans l'apparition des règles? Je ne me hasarderai pas à émettre une opinion. Toutefois il n'y a pas à s'y méprendre : ces douleurs lombaires avec mélancolie à retours périodiques, et ces bizarreries de caractère sont les indices certains d'un obstacle à l'évolution pubère. Du reste, certains auteurs, tels que M. Baillarger, pensent que ce n'est pas toujours un bon signe (jue de voir reparaître les règles avec la cessation du délire. Le plus souvent, dit-il, celles-ci ne reviennent que quelque temps après la guérison. Je rappellerai l'exemple d'une jeune fille qui ne dut son salut qu'à l'incurie de sa famille : celle-ci n'exécuta point la prescription, faite pourtant parde grands praticiens, et qui avait pour but de provoquer le flux périodique arrêté (Discussion sur la folie sympathique. — In Annales médico-psycholog . de 1857, t. 111, p. 110). Quant à la concordance entre les besoins organiques et l'époque de la pleine lune, que certains anleurs ont signalée, je ne puis ni me l'expliquer, ni y ajouter foi. On a vu coque noiisen pensions, à propos de l'épilepsie menstruelle inscrite au numéro 71 et fournie par Félix Plater, un ancien croyant.

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