‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 115 sur 174 · Mélancolie avec vertiges · texte numérisé non relu

Mélancolie avec vertiges

[Léon de Mirait. Cité par Cliambon dans les maladies des filles, t. II, p. 19.)

Une fille , âgée de 19 ans et point encore réglée, était tourmentée par des idées sinistres et extravagantes accompagnées de vertiges, d'un pouls fréquent, de lassitude dans les membres, et de dégoût. Son visage s'était enflé quelque temps auparavant, et avait été couvert de quelques plaques rouges à l'angle de l'œil gauche, auprès du nez. On ordonna du petit-lait de chèvre pour boisson ordinaire, on creusa un cautère au bras ; on prescrivit un élixir, et enfin des pilules emménagogues, — parle secours desquelles la malade se sentit soulagée et recouvra une parfaite santé.

Cette Observation présente une lacune : qu'est devenue la mélancolie? les règles ont-elles paru? A n'en pas douter, cependant, ces fluxions de la face et des yeux indiquent une déviation des forces utérines et une espèce de besoin organique de décharge. En outre, cette tristesse, ces idées sinistres, ce dégoût sont, depuis Hippocrate, signalés comme les compagnes des pubertés difficiles. Nous ne pouvons donc interpréter autrement ce récit, malgré son laconisme regrettable.

Ces œdèmes supplémentaires ne sont pas très-rares ; ils se forment quelquefois aux jambes, particulièrement au mollet, et le bon sens public ne s'y trompe pas, les appelant coups de sang.

Une de nos femmes, de l'asile de Bourg, avait ses règles remplacées par un œdème actif de la face avec des idées de suicide.

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