‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 120 sur 174 · ifloiiomanic du vol · texte numérisé non relu

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(II. Girard. Annales mcd. psychol. de 18i5, p. 231. )

Le premier écoulement menstruel s'accompagna d'attaques de nerfs avec perte de connaissance, chez une Nivernaise. A l'âge de 48 ans, après une suppression, mêmes accidents convulsifs , auxquels se joignirent des désordres moraux que dissipa une perte abondante. A 19 ans, L'irrégularité de la menstruation, unie à d'autres troubles organiques, fit craindre pour la raison. Insensiblement, les anomalies de la menstruation s'accrurent, et avec elles les souffrances ; si bien qu'un jour, étant dans la période cataméniale, madame Ch., aisée d'ailleurs, et ne manquant de rien, déroba un coupon de dentelles, une paire de gants, une pièce de rubans, valant ensemble vingt-six francs, dont elle se para le lendemain à un bal. Au retour, les règles parurent, avec elles la santé.

A plusieurs reprises, et sous l'empire des mêmes excitations physiques, cette dame vola des objets de peu de valeur. Condamnée enfin à treize mois de prison par un tribunal, elle fut acquittée par un autre; d'autant mieux que les accès impulsifs s'entouraient, parfois, de perturbations mentales qui rendaient son affection évidente.

Nous n'avons pas à nous occuper du nom que doit porter cette folie. Ce n'est point ee qu'on appelle une vraie monomanie, pour nous servir de l'expression consacrée, quelque défectueuse soit-elle. Mais, que l'impulsion au larcin

ail été primaire ou secondaire, liée à l'hystérie ou à son délire, elle n'a pas moins été déterminée par les difficultés de la menstruation, qui a joué, en ce cas, un rôle au moins principal. Sans, donc, accorder à celui-ci trop d'importance, je }) rends l'histoire de cette dame pour une de celles qui prouvent l'influence du flux mensuel sur le système nerveux, (le flux péchait par défaut ; lors de son établissement, il fui une cause d'hystérie, son arrivée calmait les symptômes ; et une perle abondante dissipa, une fois, des phénomènes hystériques amenés par la suppression.

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