‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 125 sur 174 · Ionoman:e homicide · texte numérisé non relu

Ionoman:e homicide

Marc. De la folie considérfe, etc., t. II, p. 112.

Une cuisinière de 26 à 28 ans, ayant les cheveux blonds rougeâtres, la face très-colorée, offrait en un mot les caractères d'un tempérament sanguin. — La menstruation était régulière, nonseulement sous le rapport de la périodicité, mais encore sous celui de la quantité et de la qualité de l'excrétion. Cependant, à chaque époque, cette fille éprouvait une sorte d'exaltation qui ne troublait pas sensiblement les opérations de son jugement ; mais la rendait très-dangereuse, puisque sans provocation elle menaçait de son couteau, et qu'un jour, entre autres, elle faillit réaliser ses menaces. On fut obligé de l'envoyer à l'hôpital des aliénés. — « Après ce qui vient d'être dit, je m'abstiens de tout autre raisonnement, de toute autre réflexion; je répète seulement que, le 4 novembre dernier, Henriette Cornier avait ses règles. »

Cette remarque vient à la suite d'une citation d'Esquirol, qui, d'accord avec l'auteur, reconnaît que l'époque des retours menstruels est toujours un temps orageux pour les les aliénées, même pour celles dont les menstrues ne sont pas dérangées. — J'ai observé, en effet, que si la raison

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n'est pas revenue avec la ménopause, il ne faut plus compter sur la guérison. Sauvet assure qu'à l'asile deFains, il a vu, conjointement avec Renaudin, plusieurs femmes qui, pendant l'époque menstruelle seule, éprouvaient avec un surcroît d'agitation des idées de suicide ou d'homicide, vraisemblablement occasionnées par la pléthore (Évacuations sanguines dans les maladies mentales. Annales mêd.-psych. de 1848, tome XII, page 171).

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