‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 129 sur 174 · Jlcnomanies suicides · texte numérisé non relu

Jlcnomanies suicides

[Gendbin. Traité philosoph. de médecine pvat, 1859, t. II, p. 18 tt suiv.)

Une femme de 50 ans, chez laquelle on avait remarqué un certain degré de dérangement des facultés intellectuelles aux époques des règles, fut trouvée pendue à la tringle de son lit. Son mari déclara qu'elle était à cette époque.

Une fille de 19 ans, appartenant à une famille dans laquelle trois personnes s'étaient suicidées (son grand-père, son oncle, et sa mère), était à l'époque de ses règles lorsqu'elle se jeta par une fenêtre d'un quatrième étage, et s'enfonça le crâne. La femme était en proie à un délire de l'instinct, lorsqu'elle s'est donné la mort, et la fille, sous l'influence d'une prédisposition au suicide, que divers auteurs ont signalée : J. P. Falret (De Vhypochondrie et du suicide), Gall (Fonctions du cerveau), Cazauvieil (Du suicide et de l'aliénation mentale), Voltaire (Dictionnaire philosophique).

Il est regrettable, pour la science, que les auteurs de ces fails se soient contentés de signaler la coïncidence du suicide avec l'époque menstruelle, sans indiquer les états de la menstruation. Celle-ci pourrait donc déterminer la folie, sans trouble de sa part; comme nous l'avons vu, dans l'Observation 147, et dans quelques ailleurs.

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