‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 131 sur 174 · Dydroplioliic · texte numérisé non relu

Dydroplioliic

(YYolf. acta. natur. curiosit. Yolumcn Vf, Observât. 47.)

Une femme, chez laquelle une vive frayeur arrêta les règles, devint hydrophobe. On tranquillisa son esprit, on pratiqua des fumigations d'asa fœtida, on lui fit mâcher du poivre long, enfin on excita une forte transpiration. Les règles reparurent, et lliydrophobie se dissipa.

Le Journal de médecine (tome LYI, pages 85 et 1 72) contient des exemples analogues.

Tous les fous ne sont pas enragés, mais presque tous les enragés sont fous; parce que presque tous sont pris, par accès, de délires verbaux, impulsifs ou généraux, plus ou moins apyrétiques. Qu'il s'agisse donc ici d'hydrophobie essentielle ou d'hydrophobie rabique, je n'en considère pas moins la symptomatique perversion des instincts de l'une et de l'autre comme se rattachant à la pathologie mentale,

iGO. — Ilydrophobie.

^B. de Sauvage. Nosologie, 1771, t. II, p, 704 .

Une servante, ayant été vivement attaquée par un jeune homme, dans le temps de ses règles, vit cette évacuation cesser. Le jeune imprudent ayant renouvelé ses tentatives quelques heures après, la fureur survint et ensuite le délire violent chez cette fille. Ces accidents furent suivis de l'hydrophobie la plus décidée. Les saignées amples et réitérées, les bains d'eau tiède ou fraîche, les lavements furent inutiles. La malade mourut trois jours après.

Même réflexion que pour la précédente.

Je range, à bon escient, celte Observation parmi les folies

impulsives. Dans un article inséré, le 7 février 1865, dans la Gazette des Hôpitaux, j'ai avancé que je partageais l'opinion de P. Plaler, Pli. Pinel, Sauvages, Fodérô, etc., regardant la rage spontanée, dont Bellenger a fourni les preuves, comme une folie constituée par la perversion des instincts de nutrition et de conservation l.

fi 61. — llydrophobie.

(L'hilup. Thèse de Paris, 1781.)

Une jeune fille vit ses règles supprimées. Elle devint hydrophobe et mourut. Une femme, après une suppression de règles, prit les boissons en borreur, et une voix qui ressemblait à celle des loups et des chiens.

L'épouse du nosologistc Sagar mourut d'une inflammation de l'utérus, accompagnée de symptômes hydrophobiques.

Le titre de ces Observations, quoique unique, mon Ire que nous considérons l'aversion pour les liquides comme un élément morbide capable de se rencontrer dans une foule de névroses, et même de vésanies. La troisième n'a été ajoutée aux précédentes que pour prouver une fois de plus l'action de l'utérus sur la gorge et le cerveau.

L'action de l'utérus sur la gorge a éié suffisamment indiquée dans nos considérations générales, pour que nous n'ayons pas à y revenir. Quant au timbre de la voix, il n'esl (pie l'expression d'un état hystérique commun dans l'hydrophobie, et causé immédiatement par une constriction du larynx.

1 Voy. Rage et rabidisme, par le l)r Berthier, Mémoire mentionné honorablement parla Société de médecine de Besançon, au concours ouvert en l<Si»7.

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