Ilyperesthésie
(Moutard-Martin. Annales médico-psyck. de 184i, t. III, p. 311.)
Jeanne Thillois, âgée de 51 ans, fortement constituée, n'ayant été ébranlée que vers l'âge de 50 ans, époque à laquelle une émotion morale supprima ses règles et laissa des pesanteurs de tète, des douleurs rhumatoïdes passagères, puis des engourdissements dans les bras, les jambes, les épaules, le crâne, accompagnés d'élourdissenients qui allaient jusqu'à faire tomber la malade. Un an plus tard, céphalalgie, délire, affaiblissement des jambes, douleur très- forte le long de la colonne vertébrale, y restant localisée dans l'état de repos. On combattit par des cautères, et par des vésicatoires appliqués sur le rachis.
Avec le temps, augmentation graduelle de ces douleurs, persistance de la faiblesse des membres avec embarras de la parole, et difficulté dans la déglutition.
De quelle nature est cette maladie*? Une lésion organique? Laquelle? La vie végétative semble intacte.
Quelle en a été la cause, après l'aménorrhée? Le chagrin? L'anémie? Une irritation de la moelle?
Cliniquement, elle renferme deux éléments ou affections de cette partie du système nerveux qui préside à la locomotion; mais ces affections pourraient bien n'en faire qu'une, el l'affaiblissement des extrémités inférieures pourrait bien faire supposer une lésion de la moelle, — à moins qu'il ne soit le résultat (rime simple irritation, comme dans les paralysies hystériques ou diph t h éri tiques.