Convulsions
(Freind. Emmenologia citata, cap. III. hist. 2.)
Une femme, d'un tempérament très-sanguin, et dont les règles étaient surabondantes, perdit encore plus que de coutume, après un exercice violent. L'hémorrhagie fut d'abord de six, puis de douze jours. L'été se passa ainsi : la malade perdait, chaque mois, en très-grande quantité, et, chaque fois, était prise de convulsions ou de syncopes. Après trois semaines de traitement, la menstruation se modéra : elle dura six jours, puis quatre jours, et de mois en mois l'amélioration progressant, la malade se rétablit.
Le mieux a suivi la diminution du flux, et ces deux phénomènes sont restés en corrélation parfaite. Les faits de cette sorte cont communs. Rappelons-nous l'observation de Barella. Amard, dans son Association intellectuelle, à propos des aura hysterica, survenus chez une jeune fille récemment accouchée, dont l'adhérence du placenta occasionna une très-forte hémorrhagie, dit que l'état spasmodique est la conséquence de toutes les pertes sanguines, les expli-
quant par la rupture de l'équilibre des fluides : réminiscence d'Hippocrate et de Sydenham. L'expérience apprend que si Ton enlève une grande quantité de sang à un animal, il esl pris aussitôt d'étourdissements et de convulsions, qui cessent par la réplétion du système, par une injection d'eau représentant la même quantité que celle du liquide soustrait.