‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 34 sur 174 · HESITE · texte numérisé non relu

HESITE

devenir quelquefois extrêmement vive. Le fait est même si vulgaire qu'on se borne à l'énoncer, et que les observations un peu circonstanciées en sont excessivement rares.

Nous n'en finirions pas, si nous voulions citer tous les faits semblables dont nous avons été témoins. Quelques uns, des plus saillants, doivent suffire pour montrer l'action des troubles menstruels sur l'innervation cérébrale. Si l'anémie ou la elilorose en sont causes, il n'est pas douteux que la pléthore peut y contribuer ; car on a vu des migraines, cbez des hommes, céder à une hémorrbagie, telle que des hémorrhoïdes, ainsi qu'on peut s'en convaincre par l'observation 9 de la centurie 11 de Fabrice de Hilden.

Les viscères de la poitrine et du ventre, les muscles de ces régions peuvent être affectés de névralgie par l'irrégularité autant que par le défaut menstruels. Il n'est pas une névralgie du tronc ou des muscles qui, dans certaines circonstances, ne puisse reconnaître pour cause l'établissement ou le trouble de la menstruation. Chez les femmes trèsnerveuses, l'utérus est souvent le siège de douleurs vives, lancinantes, s'irradiant dans les aines, les lombes et les membres, lorsque leurs règles se dérangent. La vessie éprouve parfois de ces retentissements sympathiques, sous la forme aiguë. La coxalgie, au dire de quelques auteurs, se manifesterait quatre fois sur cinq à l'époque de la puberté. 11 n'est pas jusqu'à la névralgie de la mamelle, capable d'en imposer pour un cancer, qu'on n'ait vue être la conséquence de désordres dans le flux menstruel.

L'estomac, l'intestin, le cœur, les poumons, nous l'avons prouvé, ont des sympathies étroites avec l'utérus et en partagent les impressions. — Ces névralgies se rencontrent cbez les filles ou les femmes affaiblies par l'âge, les maladies, le régime et les chagrins. Lorsque les poumons ou le cœur sont le siège d'une fluxion habituelle, les écarts de la menstruation^ surtoul son absence, déterminent la recru-

descence dos accidents congestifs auxquels se mêlent des troubles nerveux, qui accélèrent la marche de l'affection organique et favorisent la mort. — Dans l'asthme des jeunes filles, les troubles de la menstruation doivent entrer en ligne de compte, et, sous le rapport du pronostic, permet lent d'augurer plus souvent la cessation de la dyspnée à l'âge de la puberté.

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