Choréc ambulante
(Trousseau. Bulletin général de thérapeutique, septembre 18-4G.)
Une marchande de 17 ans fut prise de chorée dans le courant du mois de janvier 1845, à la suite d'une suppression de règles. Leur retour, aidé par quelques bains sulfureux, fit disparaître la maladie, qui n'avait occupé que le côté gauche. Au mois d'octobre la chorée reparut à la suite, encore, d'une suppression du flux menstruel, mais occupa cette fois les deux côtés; l'intelligence ne tarda pas à s'en ressentir. La jeune fille entra à l'hôpital Necker, le 22 décembre, où elle fut soumise au traitement par le sirop de strychnine. Après environ soixante jours, la guérison était obtenue.
Les règles n'avaient pas reparu... il y avait état de grossesse.
C'est bien à la grossesse qu'est due la guérison, et non à la strychnine, comme on pourrait le croire et comme a voulu le dire l'illustre clinicien; La première établit une dérivation puissante, elle va jusqu'à ralentir le cours des