‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 66 sur 174 · ï^pilepsic · texte numérisé non relu

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(Rrierre de Boiimont. Essai sur la folie puerpérale, etc. In annales mécL-psych., de 1851, p. 578.)

Nous avons observé une jeune personne qui, tous les mois, pendant un an, eut une attaque d'épilcpsie : cette maladie cessa avec les règles.

Répétition des exemples de Louyer-Villermay et de Chénean (observ. 80 et 81).

La fille d'un de nos aliénés de Bicétre, épileptique depuis quelques années, cessa de l'être à l'âge de 15 ans, à la première éruption des règles.

Il résulte d'un mémoire de Beau (Archives yen. de méd., 2e série, juillet 1856), que l'épilepsiè retarde le moment de la puberté. Nous venons d'en voir la preuve.

[Union médicale de Paris. Octobre 18G2. Emprunt au Journal fur die Kmnkheit.)

Une femme de 25 ans était devenue épileptique ta l'âge de 48 ans, à la suite d'une frayeur survenue à l'époque menstruelle. Chaque époque était accompagnée d'un accès.

Elle se maria, eut deux couches heureuses, sans que celui-ci s'amendtàt.

Pendant la seconde grossesse, cette femme commença à ressentir du ténesme vesical, puis de l'incontinence d'urine. La menstruation reparut après l'allaitement, mais accompagnée d'hystéralgie et de blénorrhée. Les accès étaient précédés d'angoisses, de douleurs se propageant de la main gauche à l'occiput ; ventre tendu, région sous-pubienne très-sensible, parois vaginales gonflées.

Examen au spéculum. On trouve une hypérémie des lèvres du col, rouge foncé, excorié. Antéversion utérine. Le docteur Meyer prescrit des sangsues et des scarifications loco dolenti, des eau-

-SX DES NÉVROSES MENSTRUELLES.

térisations répétées a la pierre infernale, des injections à l'extrait de saturne et au sulfate de zinc.

Ce traitement fut couronné de succès. L'épilepsie disparut.

L'épilepsie tenait plutôt à un état organique qu'à un état fonctionnel; mais, sauf cette nuance, le cas ressortit parfaitemenl à notre sujet. Celle altération matérielle explique pourquoi la gestation a été traversée sans encombre ; dérivation, elle n'a pu qu'apaiser le mal, lié à l'inflammation. Autrement les choses eussent sans doute changé. Horstius parle d'une femme de 52 ans, dont les menstrues coulaient peu, et qui devint épileptique. Neuf mois après s'être mariée, elle devint grosse, et guérit.

(Lawson Taiî. The Dublin cjuarterhj. Journal of médical science, novembre 18G9, p. 556.)

Jeanne C, âgée de 25 ans, non réglée encore, était présumée avoir un utérus infantile, selon l'expression du docteur Simpson. Elle tombait du haut-mal. On incisa la partie profonde du vagin, on dilata graduellement le col utérin ; et au bout de quelques mois, la menstruation devint régulière. Les accès d'épilepsie cessèrent progressivement.

Traitement au mois de juin, — cessation des crises, — apparition des règles au mois de septembre. Guérison complète.

Observation extrêmement intéressante, qu'on peut opposer comme preuve indiscutable aux adversaires des névroses menstruelles, et qu'on pourrait ranger à coté des maladies nerveuses produites par lésion de l'utérus. L'utérus n'était, du reste, que l'agent mécanique de la menstruation, qui a repris son cours dès que l'organe a pu fonctionner, et malgré des opérations qui, nous l'avons vu à la préface, déterminent parfois des névropathies, voire même la folie.

Qu'on veuille bien se rappeler l'ob&ervation 28, pour ce qui concerne l'opération locale.

L'arrêt de l'écoulement menstruel donne naissance, presque aussi souvent que son excès, aux névroses convulsives.

Toutefois la suppression, surtout causée par une émotion violente, produit de préférence l'épilepsie.

La dysménorrhée, au contraire, est plus fréquemment la source de l'hystérie et de la catalepsie.

Quant à la chorée menstruelle, elle est rare, et suit de préférence les suppressions.

Lorsque les phénomènes nerveux surviennent à la puberté, il y a chance que son évolution se termine par une crise, qui sera le flux des règles. De même, à l'âge critique : l'épilepsie est quelquefois jugée par la cessation des règles, mais quelquefois aussi cette cessation est suivie du mal caduc.

On peut dire que lorsque la puberté et l'âge critique ont passé sur les névroses, sans les modifier, celles-ci offrent peu d'espoir.

Les convulsions, qui surviennent après les pertes abondantes, sont généralement précédées ou accompagnées de syncopes, et demeurent les plus curables , à moins de complications ou d'absence traitement.

Le nombre de nos hystériques, qui ne dépasse pas onze, et se trouve bien inférieur à celui des épileptiques (qui est de dix-huit, non compris les convulsionnaires simples se montant à 9), est en désaccord avec celui des hystériques de la même espèce de la plupart des auteurs.

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