Paralysie générale
[Olmyier d'Angers. Traité cité, t. II, p. 202.)
Une demoiselle de 19 ans, d'un tempérament sanguin, quoique bien réglée depuis longtemps, éprouvait un retard de trois jours, sans autres incommodités que celles qui annoncent la menstruation. Le 1er avril 1816, après s'être occupée toute la journée à laver un appartement à l'eau froide, elle se met à table : tout h coup, elle se sent défaillir et tombe de sa chaise, ayant entièrement perdu la sensibilité et le mouvement de tout le corps, à l'exception de la tète et du cou.
Le 2, une saignée rend la sensibilité du cotéphlébotomisé.
lue nouvelle saignée n'empêche point l'état de s'aggraver. Dyspnée, ballonnement du ventre. Mort.
Si cet exemple n'est pas aussi concluant que les précédents, il n'est point douteux que l'eau froide a déterminé une répercussion, — surtout puisque les règles éprouvaient
1 Traité des maladies inflammatoires du cerveau, 18;>!>, t. I, p. 447.
depuis quelques temps trois jours de retard. L'auteur — qui n'a pu faire l'autopsie — attribue le mal à ce retard, considérant que les congestions rachidiennes sont d'autant plus graves qu'elles résultent d'un trouble apporté dans une évacuation sanguine habituelle. J'ai conservé à cette observation son titre, quoique celui-ci soit très-contestable; mais le changement de nom ne changerait en rien les réflexions qu'elle suggère.